Maroc: plus de 800 plaintes contre le groupe immobilier Bab Darna

Bab Darna, un des plus grands scandales immobiliers au Maroc

800 plaintes ont été déposées contre le groupe Bab Darna, qui se trouve au coeur d’un des plus grands scandales liés au secteur de l’immobilier au Maroc.

Le promoteur immobilier et PDG du groupe Bab Darna, Mohammed El Ouardi, a été arrêté à l’aéroport de Casablanca alors qu’il s’apprêtait à quitter le Maroc. Il croupit depuis en prison, ainsi que son directeur-général.

Début janvier, son épouse et sa fille aînée ont été convoquées par la justice pour leur implication dans ce scandale à la Bernard Madoff, lequel avait été condamné en 2009 à 150 ans de réclusion criminelle pour une des plus grandes escroqueries de l’histoire américaine.

Mohammed El Ouard a laissé une ardoise de 80 MDH auprès des banques, selon le trésorier du Royaume, Abdellatif Jouahri, et 800 victimes grugés qui réclament leur argent.

Premières victimes de ces escroqueries immobilières, les Marocains résidant à l’étranger (MRE) ne cessent de dénoncer ces promoteurs qui “vendent du vent”. Ils ont exigé des  pouvoirs publics marocains une plus grande protection.

Un appel au boycott du SMAP IMMO, le plus grand salon en Europe dédié à l’immobilier marocain, et de l’ensemble des salons a été lancé sur les réseaux sociaux.

Selon cet appel, “Le boycott serait la meilleure pression sur les autorités compétentes qui cautionnent clairement par la loi spoliatrice 39-08 et leur refus irréfutable d’agir efficacement contre ces crimes destructeurs de maintes familles et de l’image du pays”.

Les salons accueillent des promoteurs immobiliers dont certains profitent pour escroquer des clients, rassurés par la présence des représentants des ministères et des professionnels.

Pour Samir El Chammah, PDG du SMAP IMMO, qui a reçu le groupe Bab Darna comme exposant à Paris et à Bruxelles, “Bab Darna renvoie à un nouveau type d’affaires qui dépasse toute imagination. «Il s’agit d’un scénario machiavélique, digne d’un film de cinéma. Une escroquerie de haute couture, avec préméditation en bande organisée. Le promoteur a berné les collectivités locales, le grand public, les fournisseurs, les banquiers, des magistrats, des avocats”.

“L’affaire Bab darna va nous faire reculer des années, alors que la situation était en train de s’apaiser. Nous en sommes nous-mêmes victimes. Nous avons subi un préjudice commercial mais surtout moral. Nous sommes en train d’étudier avec nos avocats la possibilité de porter plainte contre le promoteur de Bab Darna en France et au Maroc”, se défend M. El Chammah dans un entretien avec le site Le360.

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