Dans une déclaration à la presse, le directeur de l’information et des relations publiques des armées maliennes, le colonel-major Souleymane Dembélé, a affirmé que ces allégations, relayées par certains médias, visent à « ternir l’image du Mali » et à « saper la confiance entre le peuple et ses institutions », qualifiant ces informations de « manipulation sans fondement et dénuée de toute source fiable ».
Citant des sources sécuritaires et politiques, des médias locaux avaient rapporté que les autorités maliennes auraient procédé, à la mi-mars, à la libération de près de 200 personnes présentées comme des terroristes, dans le cadre d’un accord visant à permettre la circulation des convois de carburant jusqu’à la fête de la Tabaski (Aïd Al-Adha), prévue fin mai.
Le Mali est confronté depuis plusieurs années à des attaques terroristes, menées notamment par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ciblant entre autres des convois de carburant ainsi que des sites industriels et miniers.
Après une période d’accalmie, une nouvelle pénurie de gazole a été observée début mars dans la capitale Bamako, les stocks disponibles étant prioritairement destinés à l’alimentation des centrales thermiques.
