L’Italie lance un nouveau médicament anti-tabac remboursé par le système de santé national
L’Italie a lancé un nouveau médicament à base de plante destiné au sevrage tabagique, premier traitement remboursé par le système de santé national italien.
La cytisine, déjà mentionnée dans les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en 2024, a été inscrite sur la liste des « molécules essentielles » en 2025 et est utilisée dans plusieurs pays européens.
Elle agit sur les mêmes récepteurs que la nicotine, atténuant les symptômes et réduisant tous ceux associés au sevrage nicotinique (irritabilité, dysphorie, insomnie, anxiété).
Pour le directeur scientifique de l’Observatoire de la réduction des risques, Fabio Beatrice, « il s’agit d’un traitement de première intention. Et compte tenu de l’ampleur des méfaits liés au tabac, son utilisation doit être prescrite par les médecins généralistes, les pneumologues, les oncologues et les cardiologues, ainsi que par les professionnels des services de désintoxication ».
L’utilisation de ce médicament, qui peut aider les 12,5 millions de fumeurs italiens à arrêter, nécessite un suivi dans un centre spécialisé, notamment chez les fumeurs invétérés.
Selon une étude italienne menée par l’Institut national du cancer, au bout de 12 mois, 40 % des patients arrêtent de fumer grâce au traitement contre un seul patient sur dix qui parvient à arrêter « par lui-même ».
En Italie, la dépendance au tabac est responsable de plus de 90.000 décès chaque année, alors que les coûts directs et indirects des soins de santé y afférents dépassent 26 milliards d’euros par an.
