Les sénateurs américains ont validé jeudi un projet de loi visant la suspension de leurs paies en cas de paralysie budgétaire, dite « shutdown », à l’instar des fonctionnaires fédéraux.
« En octobre, on a paralysé l’Etat pendant 43 jours. C’est le plus long +shutdown+ de l’histoire » des Etats-Unis », a rappelé avant le vote le sénateur républicain John Kennedy, auteur de la résolution adoptée à l’unanimité.
Que ce soit les agents du FBI, les rangers des parcs nationaux ou encore les chercheurs des agences sanitaires, et même les assistants parlementaires, « personne n’était payé » à ce moment-là, a souligné l’élu de Louisiane.
« Trois mois plus tard, on a paralysé le département de la Sécurité intérieure pendant 76 jours », a poursuivi M. Kennedy, estimant que « paralyser l’Etat ne devrait pas être notre solution par défaut devant notre refus de résoudre nos problèmes et nos différences ».
« C’est une question de sacrifice partagé », a-t-il insisté.
Cette mesure ne concernera que les sénateurs, et non les députés de la Chambre des représentants.
Aux Etats-Unis, lorsque le Congrès ne parvient pas à adopter un budget avant la date limite, l’Etat fédéral entre en situation de « shutdown ».
Des centaines de milliers de fonctionnaires sont alors mis au chômage technique, d’autres aux missions considérées comme essentielles (contrôleurs aériens, policiers, militaires…) continuent de travailler, mais tous doivent attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leurs salaires.
Pour cette raison, de nombreux fonctionnaires choisissent de se faire porter pâle, voire de démissionner plutôt que de travailler sans être rémunérés. C’est le cas notamment au sein de la TSA, l’agence chargée des contrôles de sécurité dans les aéroports.
Lors des premières semaines de la plus récente paralysie budgétaire, le transport aérien avait ainsi été fortement perturbé aux Etats-Unis, certains aéroports faisant état de files d’attente pouvant atteindre plusieurs heures.
