FMI : la poursuite du conflit au Moyen-Orient rapproche l’économie mondiale d’un scénario « défavorable »
La poursuite des perturbations liées au conflit au Moyen-Orient risque d’entraîner un ralentissement plus marqué de la croissance mondiale, conjugué à des tensions inflationnistes accrues, a averti jeudi le Fonds monétaire international (FMI).
« Les attentes relatives à l’inflation restent raisonnablement bien ancrées et les conditions financières restent accommodantes », a-t-elle tempéré.
Dans ses dernières projections publiées le mois dernier, le FMI anticipait une croissance mondiale limitée à 3,1% pour l’année en cours, en raison notamment des effets du conflit sur les chaînes d’approvisionnement et du blocage partiel des flux énergétiques en provenance de la région du Golfe.
L’institution de Bretton Woods avertissait néanmoins que l’économie mondiale pourrait basculer vers un scénario encore plus défavorable si le conflit venait à s’inscrire dans la durée, avec des effets amplifiés sur les prix de l’énergie et la stabilité des échanges internationaux.
Dans ce contexte, le FMI souligne que les acteurs économiques, en particulier les banques centrales, suivent de près l’évolution des anticipations d’inflation des ménages et des investisseurs, car cela risque d’influencer les comportements de consommation et d’investissement, et d’alimenter des effets de second tour sur les prix.
Les prochaines perspectives économiques mondiales de l’institution seront actualisées en juillet prochain.
Dans ce contexte, le FMI souligne que les acteurs économiques, en particulier les banques centrales, suivent de près l’évolution des anticipations d’inflation des ménages et des investisseurs, car cela risque d’influencer les comportements de consommation et d’investissement, et d’alimenter des effets de second tour sur les prix.
