« Il est important de parvenir dès que possible à un cessez-le-feu global et durable, de permettre un retour rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient et dans la région du Golfe, et de jeter les bases d’une architecture de sécurité régionale durable », a souligné le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.
Beijing estime que les répercussions des affrontements dépassent désormais largement le cadre régional, la diplomatie chinoise pointant des tensions croissantes sur les marchés énergétiques, des perturbations logistiques persistantes et une pression accrue sur les échanges mondiaux, alors que le détroit d’Ormuz reste sous étroite surveillance des marchés internationaux.
« Il n’y a aucun sens à prolonger un conflit qui n’aurait jamais dû éclater », a indiqué le ministère, jugeant qu’une désescalade rapide répond autant aux intérêts de Washington et de Téhéran qu’à ceux des pays du Golfe et de l’économie mondiale.
La Chine a salué le récent cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran ainsi que les efforts engagés pour rouvrir une voie diplomatique, réaffirmant que « le dialogue et la négociation constituent la bonne voie à suivre », tandis que le recours à la force constitue « une impasse ».
Dans un communiqué publié jeudi par la Maison Blanche, le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping avaient souligné, lors d’une rencontre bilatérale à Beijing, la nécessité de maintenir « ouvert » le détroit d’Ormuz afin de garantir la libre circulation des flux énergétiques internationaux.
La visite de Donald Trump en Chine, la première d’un président américain depuis son propre déplacement en 2017, intervient dans un climat régional particulièrement tendu, où la sécurité des voies maritimes du Golfe redevient un enjeu central des équilibres géopolitiques mondiaux.
