Ligue des champions africaine : l’AS FAR et la RSB s’offrent une demi-finale de prestige, un finaliste marocain assuré
L’AS FAR et la RS Berkane se sont qualifiées pour les demi-finales de la Ligue des champions africaine, au terme de deux performances solides à l’extérieur. Les deux clubs se retrouveront à ce stade, assurant, ainsi, la présence d’un représentant marocain en finale.
Tenus en échec à l’aller (1-1), les Militaires comme les Berkanis ont su faire bien plus que résister : ils ont imposé leur tempo, leur discipline et leur réalisme loin de leurs bases. L’AS FAR est allée s’imposer chez Pyramids, tenant du titre, tandis que la RS Berkane a fait plier Al Hilal du Soudan à Kigali.
Côté rbati, le retour de Mohamed Rabie Hrimat a pesé lourd. Le capitaine, porté par une dynamique positive après sa convocation chez les Lions de l’Atlas par Mohamed Ouahbi, a incarné ce supplément d’âme qui distingue les équipes conquérantes. C’est lui qui a porté l’estocade, inscrivant le but du break avec autorité. Au-delà du résultat, c’est tout un club qui semble renouer avec son ADN continental, après des années d’errance.
Face à Pyramids, mais aussi précédemment contre Al Ahly, monument de la compétition, l’AS FAR a retrouvé ses réflexes africains : solidité, abnégation et efficacité.
En face, la RS Berkane continue sa mue. Longtemps habituée à briller en Coupe de la CAF, la formation orange démontre qu’elle a franchi un cap. Sous la houlette de Mouine Chaâbani, fin stratège du football africain, les Berkanis ont affiché une remarquable capacité de réaction. Même après un penalty manqué par Chouiar, le doute n’a jamais réellement pris le dessus. Mieux, c’est ce même Chouiar qui, dans un scénario presque écrit d’avance, a délivré les siens en inscrivant le but de la qualification.
Deux parcours, deux styles, mais une même détermination. En se retrouvant en demi-finale, l’AS FAR et la RS Berkane offrent au football marocain une certitude rare : celle de voir l’un des siens disputer la finale.
Une confrontation entre compatriotes, mais surtout une vitrine éclatante de la montée en puissance des clubs marocains sur la scène africaine.
