Amina Bouayach appelle à un engagement réel pour les droits des migrants à l’ONU

Lors d’un débat au sein du 2ème Forum international d’examen des migrations, qui se tient à New York du 5 au 8 mai 2026, Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’Homme (GANHRI), a lancé un appel urgent à combler le fossé entre les engagements internationaux en matière de droits des migrants et la réalité sur le terrain.

Mme Bouayach a souligné que les défis liés aux migrations ne se limitent pas à des débats politiques ou à des statistiques. Ils sont avant tout le reflet de récits humains marqués par la douleur et les inégalités dans la gestion des questions migratoires à l’échelle mondiale. Au cours de son intervention, elle a mis en avant les nombreux témoignages présentés lors du Forum, illustrant les tragédies vécues par les migrants, et a insisté sur l’écart inquiétant entre les promesses faites sur la scène internationale et la réalité quotidienne des personnes migrantes.

Elle a également souligné le rôle essentiel des institutions nationales des droits de l’Homme dans la lutte pour les droits des migrants. Ces institutions, a-t-elle affirmé, sont cruciales pour surveiller et documenter les violations, soutenir les victimes et plaider auprès des autorités nationales et internationales. En collaborant au sein de réseaux comme la GANHRI, elles s’efforcent de faire entendre les préoccupations des migrants et de les intégrer dans les processus décisionnels.

Bouayach a insisté sur la nécessité de reconnaître pleinement le rôle de ces institutions dans les mécanismes internationaux de surveillance, les qualifiant de “nécessité” pour garantir le respect des droits des migrants et promouvoir la responsabilité.

En conclusion, elle a rappelé que la protection des droits humains dans le contexte des migrations constitue un véritable test pour l’engagement de la communauté internationale envers les valeurs de justice et de dignité. Cet appel à l’action arrive huit ans après l’adoption du Pacte mondial de Marrakech, qui vise à encadrer les migrations de manière sûre, ordonnée et régulière.

Le débat a également vu la participation de figures importantes, telles que Magnus Brunner, Commissaire européen aux Affaires intérieures et aux migrations, Amy Pope, directrice générale de l’Organisation internationale pour les migrations, et Rosa Mapy, ministre colombienne des Affaires étrangères, ainsi que de nombreux représentants d’organisations nationales et internationales.

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