SIEL: entretien riche en émotions entre Narjis Rerhaye et Jamal Eddine Naji, auteur du livre « Portraits »

Sur le stand du CCME au SIEL, la rencontre Narjis Rerhaye et Jamal Eddine Naji autour du livre de ce dernier, « Galerie marocaine – Portraits: une mosaïque de destins », est d’abord la rencontre de deux esprits brillants et percutants, non dénués d’humour. L’un fut et reste le mentor de l’autre. Cette rencontre, sous forme d’entretien entre deux grands journalistes, a été un moment fort du Salon international du livre de Rabat.

« Je suis particulièrement honorée de présenter aujourd’hui le dernier ouvrage de Jamaleddine Naji « Galerie marocaine – Portraits »  (ED Marsam). Honorée et un peu nerveuse car je me prête à cet exercice comme passer un examen : Jamal a  été mon professeur de presse écrite et il continue d’être un mentor », souligne d’emblée Narjis Rerhaye, membre de la  Haute  autorité  de la  communication  audiovisuelle (HACA) présidente du groupe  «Régulation  et  médias  numériques », auteure de plusieurs études et co- auteure de : Femmes et politique ; Maroc, Chronique  d’une démocratie en devenir  ; La parenthèse  désenchantée : une alternance marocaine.

« Pr. Jamal Eddine Naji est l’une des grandes figures du journalisme et de la communication au Maroc. Journaliste engagé dès 1973, universitaire et pédagogue, il a consacré sa vie à défendre la liberté de la presse, à former des générations de journalistes et à promouvoir une communication citoyenne » rappelle-t-elle très émue.

Dans sa présentation, Narjis Rerahaye estime que  dès les premières lignes, l’auteur confie une idée simple mais universelle : chacun de nous porte en lui une galerie de portraits, faite de visages, de souvenirs, de rencontres, de lieux qui l’accompagnent tout au long de la vie.

« C’est précisément cette galerie intime et foisonnante dont Jamaleddine Naji  nous ouvre les portes, à travers ce livre, qui est le  fruit de plusieurs décennies d’écriture et de pratique journalistique depuis les années 1970, poursuit-elle.

Mais, précise Narjis Rerahaye,  cet ouvrage n’est pas seulement une succession de portraits. C’est aussi une plongée dans la mémoire d’un Maroc vivant, notamment celui de Casablanca, et plus particulièrement des quartiers populaires comme Derb Soltane.

« À travers ses souvenirs d’enfance, ses rencontres et ses engagements, l’auteur nous donne à voir un univers riche, parfois rude, mais toujours profondément humain. Sa casa negra à lui. Avec sa gouaille à lui. Son sens du détail à lui qui fait la truculence de chaque portrait », explique-t-elle.

Le livre rend notamment hommage à des figures marquantes de l’enseignement et de la culture, comme Guy Martinet ou Jean-Pierre Koffel, qui ont contribué à former des générations d’esprits libres et critiques.

À cela s’ajoute toute une constellation d’artistes et d’intellectuels – Tayeb Seddiki, Ahmed Bouanani ou encore Nourredine Sail, Ikram Kabbaj, Mohamed Kacimi – qui incarnent la richesse et la vitalité de la scène culturelle marocaine.

Des  figures du journalisme et du militantisme peuplent cette galerie : Mehdi Bennouna, Driss Benzekri, Srifi, Abdelaziz Bennani, Mustapha Iznasni, Larbi Messari, ceux-là même  qui ont œuvré pour la mémoire, les droits humains, la liberté et celle de presse en particulier.

« Ce qui traverse tous ces portraits, c’est le regard singulier de Jamaleddine Naji : un regard engagé, passionné, parfois critique, mais toujours profondément empathique », tient à souligner Narjis Reghaye.

S’en est suivi un débat riche en émotions et en anecdotes inédites avec l’auteur Jamal Eddine Naji sur tout un pan de l’histoire du Maroc à travers ses portraits hautS en couleurs.

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