Cette annonce a été faite lors de la journée parlementaire organisée dans le cadre de la Conférence africaine du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert, indique la Chambre des Représentants dans un communiqué.
Et la Chambre des Représentants d’ajouter que cette Conférence a connu la participation des parlements africains membres de ladite Initiative, ainsi que ceux qui aspirent à y adhérer, à savoir : la Chambre des Représentants du Royaume du Maroc, l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, le Parlement du Ghana, l’Assemblée nationale du Bénin et l’Assemblée nationale du Sénégal et ce, en présence du Directeur général de l’Initiative PGO, ainsi que de plusieurs partenaires internationaux.
Selon la déclaration inhérente à la création de ce Réseau et dont lecture a été donnée par le vice-président de la Chambre des Représentants, Mohamed Ghayat, cette initiative se veut l’aboutissement de « notre prise de conscience de la nécessité d’une ouverture des institutions législatives et son importance pour consolider et améliorer la pratique démocratique et renforcer la participation citoyenne à la gestion des affaires publiques ».
Cela traduit aussi la conviction des parlements africains présents quant aux valeurs et principes de l’initiative Partenariat pour des gouvernements, des parlements et des institutions ouverts, notamment ceux liés à l’ouverture, à l’inclusion, à la transparence, à la reddition des comptes, et à la facilitation de l’accès à l’information et de son partage.
A cette occasion, les représentants des différents parlements africains participants ont rappelé le contenu de la Déclaration de Marrakech, adoptée le 2 novembre 2022 à l’occasion de la Journée parlementaire, organisée dans le cadre de la réunion régionale Afrique et Moyen-Orient du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert.
Dans ce sens, ils ont insisté sur la nécessité de prendre en compte le contexte historique, civilisationnel et culturel, ainsi que l’ensemble des facteurs ayant un impact sur l’édification démocratique institutionnelle en Afrique. Ils ont également rappelé la Déclaration d’Abidjan du 26 juin 2025, relative à la création de ce Réseau pour promouvoir les principes des parlements ouverts en Afrique et au Moyen-Orient.
Selon les termes de la Déclaration dite de création du Réseau africain des parlements ouverts, ce Réseau se fixe pour mission de servir de cadre pour une action conjointe, le partage d’expertises, l’échange mutuel d’informations sur les pratiques nationales en matière d’ouverture, d’implication de la société civile, de numérisation et d’accès à l’information pour tous.
Le document relève que ce Réseau est lancé dans un contexte où, les pays africains consolident leur action parlementaire et mettent en place des institutions législatives fondées sur des élections libres et des systèmes multipartites, et à un moment où, les instances élues du monde entier se trouvent confrontées à un discours contre l’action institutionnelle.
Cela requiert une plus grande détermination, ainsi que des politiques et des mesures, à même de consolider la place des institutions parlementaires au sein des sociétés, de promouvoir l’ouverture des parlements aux communautés et aux acteurs sociaux, et d’associer les jeunes et les femmes à la pratique démocratique et à l’action parlementaire.
Les créateurs de ce Réseau estiment que la numérisation offre aujourd’hui des possibilités énormes de collecte, d’utilisation et de partage de l’information, tout en permettant d’informer le public et de le rapprocher de la méthode de fonctionnement des institutions.
De même, ils ont souligné que son application devra faciliter le développement de la démocratie institutionnelle, et la consécration de la confiance du public dans les institutions parlementaires, ce qui garantira une véritable participation des citoyens à l’édification démocratique, tout en favorisant l’émergence d’une opinion publique consciente des enjeux et défis et pleinement engagée dans la consolidation de la stabilité et d’une dynamique institutionnelle et politique inclusive.
Concernant les missions et les objectifs du Réseau, les fondateurs ont tenu à indiquer qu’il vise à partager les expertises et les pratiques parlementaires en matière d’ouverture, d’échange de données, de publication, de documentation et de préservation de la mémoire parlementaire africaine.
Le Réseau s’assigne pour mission aussi d’ériger la numérisation en un outil de démocratisation, permettant aux citoyens, notamment aux jeunes, de comprendre le mode de fonctionnement des conseils parlementaires, d’accéder aux informations, et de prendre connaissance des actions des parlementaires en matière de législation, d’adoption des lois, de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques.
Le réseau vise également à faire usage de la numérisation et de l’Intelligence Artificielle (IA) de manière responsable et vigilante, afin de garantir la légalité des textes législatifs et réglementaires, de manière à les rendre lisibles, transparents et accessibles à tous, au service de l’État de droit.
En outre, il s’efforce d’intégrer les principes et les valeurs du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert dans les pratiques des parlements lors de la préparation, de la mise en œuvre et de l’évaluation de leurs plans nationaux relatifs à l’adhésion à cette initiative.
In fine, le Réseau se donne pour finalité de plaidoyer en faveur des questions du Continent africain et de défendre ses intérêts, en tenant compte des spécificités et des traditions institutionnelles de ses pays, tout en tirant parti des technologies numériques.
