Libye: Paris salue la décision de reprise des pourparlers en vue d’un cessez-le-feu

La France a salué, mardi, l’acceptation par le Gouvernement d’union nationale (GNA), dirigé par Fayez Al-Sarraj, et l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khakifa Haftar, de la reprise de pourparlers militaires pour un cessez-le feu dans le pays, en proie au chaos où de précédentes tentatives ont toutes échoué.

“La France salue l’annonce par l’armée nationale libyenne et le gouvernement d’entente nationale de leur accord à une reprise des négociations dans le cadre du Comité militaire mixte 5+5 sous l’égide des Nations unies, en vue de parvenir rapidement à un cessez-le feu sur la base du document préparé le 23 février par ce comité”, a déclaré la porte-parole du ministère français des affaires étrangères.

Paris “entend apporter tout son concours” à une reprise immédiate des discussions et à la signature rapide d’un accord de cessez-le-feu, à la suite des efforts intenses qu’elle a déployés au cours des derniers jours auprès des parties libyennes et de ses partenaires internationaux pour parvenir à ce premier résultat, a ajouté la porte-parole, citée dans un communiqué du Quai d’Orsay.

Les discussions qui s’ouvrent “doivent s’accompagner d’une désescalade immédiate, permettre la conclusion formelle d’un cessez-le-feu et conduire à la mise en œuvre des principes agréés lors de la conférence de Berlin”; à savoir l’arrêt des ingérences étrangères, la fin des violations de l’embargo sur les armes et la reprise du processus politique inter-libyen, sous l’égide des Nations unies, a-t-elle précisé.

La mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) a affirmé mardi que le GNA et l’ANL ont accepté de reprendre les pourparlers, après une suspension de plus de trois mois, en vue d’un cessez-le-feu en Libye.

Aucune des deux parties n’a toutefois confirmé cette annonce et des combats se poursuivent, notamment près de Tripoli. L’ANL, tente, en vain, depuis avril 2019 de s’emparer de la capitale, où siège le GNA, entité reconnue par l’ONU.

Ces affrontements ont fait des centaines de morts, dont de nombreux civils, et poussé à la fuite plus de 200.000 personnes.

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