Libye: le Qatar prêt à fournir des conseillers militaires à Tripoli

Un accord a été conclu avec le Qatar pour l’envoi à Tripoli de conseillers militaires pour aider au renforcement des capacités militaires des forces du Gouvernement libyen d’union nationale (GNA), a indiqué mardi le vice-ministre de la Défense, Salah Al-Namrouch.

Un accord a été conclu avec le Qatar pour l’envoi à Tripoli de conseillers militaires pour aider au renforcement des capacités militaires des forces du Gouvernement libyen d’union nationale (GNA), a indiqué mardi le vice-ministre de la Défense, Salah Al-Namrouch.

“Nous avons convenu avec le ministre turc de la Défense Hulusi Akar et le ministre qatari Khaled ben Mohammed Al-Attiyah d’une coopération tripartite pour la construction de l’institution militaire, dans les domaines de la formation et du conseil”, a-t-il déclaré.

Lundi, le ministre d’Etat chargé de la Défense au Qatar, Khaled ben Mohammed Al Attiyah, était à Tripoli en même temps que le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, pour discuter d’une coopération militaire “tripartite” entre Doha, Ankara et Tripoli.

Il est également question d’un accord sur “l’envoi de conseillers militaires en Libye” et de stages de formation dans les académies militaires en Turquie et au Qatar pour des cadets libyens, a indiqué M. Namrouch après des discussions avec les délégations turque et qatarie.

Il n’a pas donné plus de détails sur les termes ou le calendrier de cet accord.

Lors d’une réunion conjointe avec le Premier ministre Fayez al-Sarraj, ils ont évoqué “les derniers développements en Libye et la mobilisation militaire à l’est de Syrte et dans la région de Joufra” plus au sud, selon le bureau des médias du GNA.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est en proie à de multiples conflits et à une lutte d’influence entre deux autorités rivales: le Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU et basé à Tripoli et un pouvoir incarné par le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est.

Le GNA, appuyé par Ankara, a réussi à repousser une offensive du maréchal Haftar lancée en avril 2019 contre Tripoli, reprenant en juin le contrôle de l’ensemble du nord-ouest du pays.

Après 14 mois de combats meurtriers, les pro-Haftar se sont retirés vers Syrte, ville côtière à 450 km à l’est de Tripoli. Le maréchal Haftar est soutenu par les Emirats arabes unis, l’Egypte, l’Arabie saoudite et la Russie.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, lui aussi à Tripoli lundi, a mis en garde contre le “calme trompeur” qui règne actuellement dans le pays, dénonçant la poursuite de l’envoi d’armes par “les deux parties et leurs alliés internationaux”, en violation des résolutions de l’ONU.

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