Liban: la tenue de négociations directes dépend du feu vert israélien, dit Macron
Le président français Emmanuel Macron a affirmé jeudi que l’ouverture de négociations directes entre le Liban et Israël dépend désormais du feu vert de Tel-Aviv, le président libanais ayant déjà exprimé sa disponibilité.
S’exprimant à l’issue du sommet européen de Bruxelles, le chef de l’État a précisé que la France n’impose aucun « plan » préétabli aux deux parties, démentant fermement les rumeurs d’une proposition incluant une reconnaissance diplomatique d’Israël par le Liban. Emmanuel Macron a défini le rôle de Paris comme celui d’un facilitateur, accompagnant le gouvernement libanais pour construire une solution souveraine et aider à l’établissement d’un dialogue direct « le plus vite possible ».
Sur le plan sécuritaire, Paris réaffirme une position tranchée : le désarmement du Hezbollah doit être une prérogative exclusive des forces armées libanaises et non le fruit d’une intervention extérieure. Le président français a une nouvelle fois qualifié l’opération militaire terrestre et les bombardements israéliens d’« inacceptables » au regard du droit international, jugeant ces méthodes inadaptées à la résolution durable du conflit.
Cette offensive diplomatique française se poursuit sur le terrain avec le déplacement du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, actuellement au Liban avant une étape prévue en Israël ce vendredi. L’enjeu immédiat reste la finalisation des délégations et l’obtention d’un accord formel du gouvernement de Benjamin Netanyahu pour entamer ces pourparlers, alors que le Liban, par la voix de son président Joseph Aoun, s’est dit prêt à franchir cette étape.