Hantavirus : l’essentiel de la gestion de la situation épidémiologique liée au navire MV Hondius

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé qu’un total de huit cas de hantavirus, dont trois décès, a été recensé à la suite d’une flambée épidémique survenue à bord du navire de croisière MV Hondius, qui naviguait entre l’Argentine, l’Antarctique et plusieurs îles de l’Atlantique Sud.

Selon le dernier bulletin publié samedi par l’OMS, six des huit cas ont été confirmés en laboratoire comme étant liés au virus des Andes, une souche rare de hantavirus connue pour sa capacité exceptionnelle à provoquer, dans certains cas, des transmissions interhumaines limitées lors de contacts étroits et prolongés.

Les investigations épidémiologiques indiquent que le premier patient aurait contracté l’infection avant l’embarquement, probablement lors d’activités en Argentine ou au Chili. Les autorités sanitaires estiment ensuite que plusieurs contaminations secondaires se sont produites à bord du navire en raison de la promiscuité entre passagers et membres d’équipage.

Actuellement, quatre patients demeurent hospitalisés. L’un d’eux se trouve en soins intensifs en Afrique du Sud, tandis que deux autres sont pris en charge aux Pays-Bas et un à Zurich, en Suisse.

Malgré la gravité des cas recensés, l’OMS considère toujours que le risque sanitaire mondial reste « faible ». En revanche, l’organisation estime que le niveau de risque est « modéré » pour les passagers et l’équipage du navire, compte tenu de la durée d’exposition et des conditions de vie confinées à bord.

Face à cette situation, une vaste réponse internationale a été mise en place. Plusieurs pays participent à la coordination sanitaire, notamment l’Argentine, le Cap-Vert, le Chili, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Afrique du Sud, l’Espagne, la Suisse et le Royaume-Uni, avec l’appui de l’OMS et du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.

Des opérations internationales de traçage des contacts sont actuellement en cours dans le cadre du Règlement sanitaire international. Des experts de l’OMS et de l’ECDC ont également été déployés directement à bord du navire afin d’évaluer la situation sanitaire et d’accompagner les autorités dans la gestion du foyer épidémique.

Dans l’attente de nouvelles évaluations, les autorités sanitaires ont recommandé aux passagers de limiter au maximum leurs déplacements et de rester dans leurs cabines autant que possible afin de réduire les risques de transmission.

L’OMS a par ailleurs transmis aux États concernés des protocoles techniques détaillés portant sur la gestion des cas, les procédures de débarquement, le suivi des contacts et les mesures de prévention sanitaire à appliquer.

Enfin, plusieurs laboratoires internationaux poursuivent actuellement des analyses approfondies, notamment des séquençages génomiques et des tests sérologiques, afin de mieux comprendre l’origine exacte des infections ainsi que les chaînes de transmission du virus à bord du navire.

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