Javier Bardem s’est cru dans un film

Qui de l’ambassadeur de France à Washington, François Delattre, ou de l’acteur espagnol, Javier Bardem, a menti ? Le ministère français des affaires étrangères a tranché. “Notre ambassadeur à Washington n’a jamais rencontré l’acteur espagnol Javier Bardem comme il n’a jamais tenu les propos qui lui sont prêtés », a déclaré mardi à Atlasinfo le porte-parole du quai d’Orsay, Romain Nadal. François Delattre est même très furieux face à de telles allégations”, a-t-il ajouté.

L’acteur espagnol avait déclaré au journal le Monde que François Delattre lui aurait dit en 2011 que le Maroc est une "maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre".

Venu faire la promotion à Paris d’un documentaire consacré aux séparatistes du Polisario, Javier Bardem, qui connaît bien les codes, a voulu créer le buzz pour faire parler d’un documentaire condamné à rester très confidentiel.

Quoi de mieux que de semer la zizanie entre Rabat et Paris, dont les relations sont fortes et profondes.
M. Bardem a doublement menti. Sur les propos prêtés au diplomate et sur sa prétendue rencontre avec lui.

Si Paris a démenti l’acteur espagnol, Rabat a déploré les "mots blessants et les expressions humiliantes attribués à l’ambassadeur de France à Washington".

Ces propos insultants, souligne un communiqué du porte-parole du gouvernement marocain , "ont été évoqués par un acteur espagnol, notoirement connu pour son hostilité viscérale à l’intégrité territoriale du Royaume, lors de déclarations dans des médias français, dans le cadre d’une campagne calomnieuse orchestrée contre la cause sacrée de tous les Marocains".

Ces propos, toujours selon communiqué, sont d’autant plus "scandaleux et inadmissibles que le gouvernement du Royaume du Maroc ne cesse d’œuvrer pour le renforcement des relations bilatérales, sur la base de l’amitié sincère, du respect réciproque et du partenariat mutuellement bénéfique".

Le gouvernement marocain "demeure persuadé que la France saura réparer le mal qui a été causé par ces propos, qui ont blessé l’ensemble des marocains et marocaines", ajoute le communiqué.

Javier Bardem a tenté de jouer au mieux le rôle qu’on venait de lui attribuer. Sauf que ce n’est pas du cinéma. La réalité des relations franco-marocaines dépassent de loin la fiction dans laquelle l’acteur a l’habitude d’évoluer.

« Coupez » ! La scène ne sera pas retenue. M. Bardem peut remballer son matériel et rentrer chez lui. Il y a sûrement d’autres rôles qui l’attendent.

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