Dubaï : début du 13è Sommet mondial des gouvernements avec la participation du Maroc
Les travaux de la 13è édition du Sommet mondial des gouvernements se sont ouverts, mardi à Dubaï, avec la participation de plus de 60 chefs d’État et de gouvernement, de près de 500 ministres, d’experts internationaux et leaders d’opinion et d’une centaine d’institutions et organisations internationales et régionales.
Ce Sommet, auquel prennent part environ 150 délégations gouvernementales et plus de 6.000 participants, se penche sur les grandes mutations futures, les solutions innovantes face aux défis mondiaux et les moyens d’améliorer la qualité de vie des sociétés à travers le monde.
Au cours de cet évènement, les participants présenteront leurs visions relatives aux gouvernements de demain et aux réponses novatrices aux défis à venir, tout en explorant les principales opportunités et en inspirant les futures générations de gouvernements.
Cette manifestation vise l’élaboration de stratégies communes pour l’amélioration de l’action gouvernementale et le renforcement de la coopération entre les gouvernements à l’échelle mondiale, ainsi que la détermination de solutions réalistes et efficaces face aux défis globaux croissants.
Les organisateurs ont concocté un programme riche comprenant des dialogues inclusifs et des débats approfondis consacrés à l’analyse des situations mondiales et régionales actuelles, ainsi qu’à l’élaboration de visions et de méthodologies permettant aux gouvernements d’assumer leurs nouveaux rôles dans la promotion de la prospérité et du progrès civilisationnel dans un monde en mutation accélérée.
Dans son allocution à l’ouverture, le ministre d’Etat émirati aux Affaires du Conseil des ministres et président de la Fondation du Sommet mondial des gouvernements, Mohammed Abdullah Al Gergawi, a souligné que le monde est actuellement à un tournant historique majeur nécessitant une refonte complète du concept même de gouvernance, afin d’accompagner les transformations profondes des capacités humaines et de la nature de la vie, insistant sur le fait que « le véritable défi ne réside plus uniquement dans l’adaptation à la technologie, mais dans l’adaptation à l’être humain lui-même ».
« La plus grande transformation de l’histoire de l’humanité ne s’est pas produite dans les usines, les laboratoires ou les centres technologiques, mais à l’intérieur de l’être humain », a-t-il enchaîné, relevant que le monde ne connaît pas une révolution industrielle ou technologique classique, mais une phase de redéfinition globale des capacités humaines.
Il a également noté que l’histoire démontre que les gouvernements, à chaque étape charnière, ont le choix entre mener les transformations, les subir ou disparaître, soulignant que l’opportunité est aujourd’hui historique pour les gouvernements de se réinventer, en plaçant le service de l’être humain au cœur de leur mission.
Les travaux du Sommet comportent plus de 445 sessions animées par plus de 450 intervenants, parmi lesquels des chefs d’État, des ministres, des décideurs et des experts, ainsi que plus de 700 PDG de grandes institutions et entreprises mondiales, 87 lauréats du prix Nobel et d’autres grandes figures scientifiques, en plus des représentants de plus de 80 organisations internationales et régionales et d’institutions académiques et de recherche.
Le programme prévoit aussi 25 forums mondiaux axés sur les tendances les plus étroitement liées à l’avenir de l’humanité, ainsi que plus de 45 réunions ministérielles et de haut niveau.
Les axes du Sommet s’articulent autour de cinq domaines principaux à savoir, la gouvernance mondiale et le leadership efficace, le bien-être sociétal et le développement des capacités humaines, la prospérité économique et les opportunités émergentes, l’avenir des villes et les transformations démographiques, ainsi que les perspectives futures et les opportunités à venir.
Au menu figurent, en outre, plusieurs réunions et forums organisés par des gouvernements de différents pays, ainsi que la publication de 36 rapports stratégiques, élaborés en collaboration avec des partenaires issus de think tanks et d’institutions académiques et de recherche internationales, en vue d’analyser les tendances mondiales et de suggérer des politiques et des solutions gouvernementales applicables.
Cette édition est également marquée par l’organisation de dialogues stratégiques autour de l’avenir de secteurs vitaux, notamment la gouvernance, la technologie, l’aviation, la logistique, le tourisme, le commerce mondial et l’investissement, avec la participation de hauts dirigeants de ces secteurs.
Le Sommet prévoit, par ailleurs, le lancement d’une série de rapports mettant en lumière les meilleures pratiques et les principales tendances dans ces domaines.
Dans le cadre de la célébration de l’innovation et de l’excellence en matière d’action gouvernementale, cette édition rendra hommage aux meilleures expériences et réussites gouvernementales à travers la remise de quatre prix: le Prix du meilleur ministre au monde, le Prix mondial du gouvernement le plus développé, le Prix international de Dubaï des meilleures pratiques de développement durable et le Prix mondial de l’enseignant, en partenariat avec des institutions internationales de renom.
Créé en 2013, le Sommet mondial des gouvernements continue de consolider sa position en tant que plateforme mondiale de référence pour façonner l’avenir et élaborer des politiques publiques innovantes, contribuant ainsi à la promotion du bien-être et du bonheur des peuples.

