Guerre au Moyen-Orient: La demande d’aide financière d’urgence pourrait atteindre 50 milliards de dollars (FMI)
« Compte tenu des répercussions de la guerre au Moyen-Orient, le FMI anticipe une demande supplémentaire de soutien de la part des pays membres comprise quelque part entre 20 milliards et 50 milliards de dollars, dans la limite basse si le cessez-le-feu tient », a souligné M. Georgieva dans son traditionnel discours de lever de rideau, qui marque le coup d’envoi des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale (BM), prévues la semaine prochaine à Washington.
La DG du FMI a fait observer que les ruptures d’approvisionnement de pétrole ont eu et continueront -pendant un certain temps- à avoir des répercussions conséquentes, expliquant que les pénuries de produits raffinés, notamment de gazole et de kérosène, perturbent les transports, le commerce et le tourisme dans un monde plus interconnecté que jamais.
« Cela aurait été pire sans des politiques solides de la part de la plupart des économies émergentes (…) et nous disposons des ressources nécessaires pour faire face à ce choc », a rassuré Mme Georgieva.
Elle a, en outre, fait remarquer que la forte hausse des prix de l’énergie et les ruptures d’approvisionnement de pétrole, gaz naturel liquéfié (LNG) et engrais risquent toutefois de provoquer « de l’insécurité alimentaire pour au moins 45 millions de personnes », ce qui porterait le total « des personnes victimes de la faim à plus de 360 millions ». « Même dans le meilleur des cas, il n’y aura pas de retour propre et net » à la situation prévalant avant le déclenchement des hostilités, a-t-elle mis en garde.
Le FMI doit publier mardi une version actualisée de son rapport sur l’état de l’économie mondiale (WEO), qui devrait prendre en compte les effets du conflit sur l’économie mondiale.
Selon l’institution financière internationale, le rapport, compte tenu de l’incertitude actuelle, va inclure une série de scénarios allant d’une normalisation relativement rapide de la situation géopolitique à celui où les prix du pétrole et du gaz restent élevés bien plus longtemps et où des contrecoups s’installent.
Dans un rapport publié mercredi, la BM a pointé que les pays du Moyen-Orient ont payé « un coût économique immédiat et sérieux » à la guerre. La région devrait voir sa croissance abaissée de 0,6 point, par rapport aux prévisions d’avant-guerre, à 1,8% en 2026, selon la BM.
