Damas et Moscou signent un mémorandum sur l’avenir des bases russes de Tartous et Hmeimim
Le ministère syrien des Affaires étrangères a annoncé que Damas et Moscou ont signé un mémorandum d’accord réglant l’avenir des bases militaires russes de Tartous et de Hmeimim, au terme de 18 mois de négociations intensives.
Un mémorandum d’accord annoncé par Damas
Le ministère syrien des Affaires étrangères a annoncé que la Syrie et la Russie ont signé un mémorandum d’accord (MoU) réglant l’avenir des bases russes de Tartous et de Hmeimim, au terme de 18 mois de négociations intensives, rapporte l’agence de presse officielle syrienne SANA. Le texte prévoit une réorganisation de la présence militaire russe au sein de ces deux installations, sans qu’un retrait total ait été annoncé.
Des négociations entamées après la chute d’Assad
Ces discussions avaient été engagées peu après la chute du régime de Bachar al-Assad, en décembre 2024, allié historique de Moscou, qui avait accordé à la Russie un bail de 49 ans pour l’utilisation de la base navale de Tartous et de la base aérienne de Hmeimim. Le nouveau pouvoir syrien, dirigé par le président Ahmad al-Chareh, avait exprimé sa volonté de bâtir une nouvelle relation avec Moscou tout en réclamant des révisions des accords jugés déséquilibrés conclus sous l’ère Assad, ainsi que l’extradition de l’ancien président, réfugié en Russie. Dans une récente interview accordée à Al Jazeera, Ahmad al-Chareh avait reconnu que Damas avait accepté de préserver le « déploiement [russe] à la base aérienne de Hmeimim et une partie de la base de Tartous ».
Une porte-parole russe évoquait un « reformatage »
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, avait indiqué en juin que la coopération avec la Syrie se développait « de manière très active », évoquant un possible « reformatage » des fonctions des bases, tout en précisant que les détails relevaient du ministère russe de la Défense. Selon des experts des questions militaires russes, les deux parties s’orienteraient vers un usage de Hmeimim par l’armée syrienne, la Russie conservant la possibilité d’utiliser l’installation pour le transit de cargaisons et la formation de troupes syriennes.
Des enjeux stratégiques pour Moscou
Tartous et Hmeimim constituent des points d’appui logistiques essentiels pour les activités russes au Moyen-Orient, en Méditerranée et en Afrique, et demeurent un outil de préservation de l’influence de Moscou dans la région, notamment face à la Turquie et à Israël.
