L’Iran refuse de rouvrir le détroit d’Ormuz « sous sa forme antérieure » sans l’accord des États-Unis sur ses conditions
L’Iran a annoncé qu’il ne rouvrirait pas le détroit d’Ormuz à la navigation sous sa forme antérieure tant que les États-Unis n’auront pas accepté ses conditions, tandis que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a démenti l’existence de négociations directes avec Washington.
Pas de réouverture sans accord américain
L’Iran a annoncé qu’il ne rouvrirait pas le détroit d’Ormuz à la navigation sous sa forme antérieure, à moins que les États-Unis n’acceptent ses conditions. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a démenti l’existence de négociations directes avec Washington, affirmant que l’échange de messages via des intermédiaires se poursuit. Il a précisé que l’accord attendu avec le sultanat d’Oman concernant les arrangements de navigation dans le détroit en est à ses « phases finales », sans que cela signifie une réouverture immédiate du passage maritime.
Le détroit qualifié de « champ de bataille » par le CGRI
Les Gardiens de la révolution iraniens ont qualifié le détroit d’Ormuz de « champ de bataille », confirmant qu’ils maintiendront leur contrôle dessus jusqu’à ce que Washington accepte l’ensemble des conditions iraniennes.
Cinq conditions posées par Téhéran
Selon le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Mohammad Bagher Zolghadr, ces conditions incluent la fin de ce que Téhéran qualifie d’agression contre elle et ses alliés dans la région, la levée du blocus maritime et le retrait des troupes américaines de son périmètre, ainsi que la levée des sanctions, la libération des fonds gelés et le versement d’indemnisations pour les dommages subis.
Un pétrolier émirati visé, sans réaction iranienne
Depuis le début de la guerre, l’Iran impose un contrôle effectif sur le trafic de passage dans le détroit. Les Émirats arabes unis ont accusé Téhéran d’avoir ciblé un pétrolier appartenant à la compagnie ADNOC avec un missile, sans que l’Iran n’ait émis de commentaire sur ces accusations à ce stade.
