Affaire Mila: “rien ne saurait justifier les menaces de mort à l’égard d’une personne” (UMF)

L’union des mosquées de France (UMF) a réagi jeudi aux menaces de mort contre une lycéenne, qui avait critiqué l’islam dans une vidéo, réaffirmant que “rien ne saurait justifier les menaces de mort à l’égard d’une personne quelque soit la gravité des propos qu’elles aurait tenus.”

Mila “Une lycéenne de l’Isère a dû être temporairement déscolarisée après qu’elle ait fait l’objet de menaces attentatoires à son intégrité physique”, rappelle in communiqué due l’UMF, indiquant que “Tout est parti d’une vidéo fortement relayée sur les réseaux sociaux et dans laquelle l’adolescente tenait des propos virulents et hostiles à l’islam”.

“L’UMF réaffirme que rien ne saurait justifier les menaces de mort à l’égard d’une personne quelque soit la gravité des propos qu’elles aurait tenus”, a souligné le communiqué, signé par son président M. Mohammed Moussaoui.

Pour l’UMF, “Si ces propos relèvent de la provocation à la haine, c’est à la justice que revient la prérogative de leur qualification et les mesures qui s’imposent dans dans cette affaire”.

Ouverture d’enquêtes

La justice française a annoncé ce jeudi l’ouverture de deux enquêtes. “La propagation virale sur les réseaux sociaux d’un vidéo postée par une jeune fille mineure, exprimant dans le fil d’une discussion personnelle des propos virulents et hostiles à la religion musulmane, a suscité une multiplication de réactions prenant la forme de menaces de mort et de crimes”, a écrit le procureur de la République de Vienne, dans le centre-est de la France.

Postée le week-end dernier sur Instagram, la vidéo dans laquelle l’adolescente dit notamment “l’islam c’est de merde” a entraîné un flot de réactions. Sur les réseaux sociaux, deux camps s’affrontent. Ceux qui soutiennent la jeune femme, soutenant que le blasphème n’était pas illégal en France, avec le hashtag de soutien #JeSuisMila, et ceux qui condamnent les propos de la jeune femme à travers le hashtag contraire : #JeNeSuisPasMila.

Des personnalités politiques, comme Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, ont apporté leur soutien à la jeune femme. ,

Parallèlement, le parquet a confié aux gendarmes “deux enquêtes distinctes“.

L’une, ouverte pour provocation à la haine raciale, a pour but “de vérifier si les propos tenus sur la vidéo diffusée” par la jeune fille sont de nature à être poursuivis ou s’ils “s’inscrivent dans la liberté d’expression reconnue à chacun”.

L’autre, qui concerne les menaces de mort et le harcèlement de la lycéenne, vise à retrouver et poursuivre leurs auteurs anonymes sur les réseaux sociaux.

La religion musulmane est devenue un sujet de crispation . L’Exécutif français doit annoncer prochainement des mesures pour l’organisation de l’islam et mène une réflexion sur la place de l’islam en France.

 

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