Législatives 2026: le Mouvement Populaire ambitionne « la première place », affirme Mohamed Ouzzine

Le secrétaire général du Mouvement Populaire, Mohamed Ouzzine, a affirmé que le parti avait renouvelé ses élites et ambitionnait d’occuper une position avancée, voire la première place, lors des élections législatives du 23 septembre.

Un renouvellement des élites du parti

Le Mouvement Populaire (MP) a renouvelé ses élites en intégrant une nouvelle génération de compétences, avec l’ambition d’occuper une position avancée lors des prochaines échéances législatives, a affirmé le secrétaire général du parti, Mohamed Ouzzine, dans un entretien accordé à la MAP. Il a indiqué que la formation politique avait insufflé un sang neuf dans ses rangs tout en capitalisant sur ses figures de proue, précisant que le MP s’était ouvert sur la société en tissant des liens avec les corps des médecins, des ingénieurs et des avocats, un vivier de compétences permettant de présenter des profils de jeunes et de femmes.

Un financement exceptionnel réclamé pour les candidates locales

Évoquant l’investiture des femmes, Mohamed Ouzzine a souligné que le MP figurait parmi « les fervents défenseurs » de leur participation politique, relevant que peu de femmes souhaitent se présenter aux élections locales, privilégiant plutôt la liste régionale. Il a indiqué que, lors des débats sur la refonte du système électoral, le MP avait plaidé pour l’adoption de mesures incitatives, notamment l’octroi d’un financement exceptionnel aux candidates à l’échelle locale, ajoutant que des facteurs entravant leur présence dans les circonscriptions locales persistent dans une société encore marquée par un caractère patriarcal.

Rétablir la confiance des citoyens

Le secrétaire général du MP a estimé que l’enjeu véritable des élections législatives du 23 septembre dépassait la simple compétition électorale et visait le rétablissement de la confiance des citoyens, les promesses électorales ayant suscité de grandes espérances sans trouver d’écho dans la réalité ayant fini par créer un sentiment de désenchantement au sein de la population. Il a précisé que le débat public actuel portait essentiellement sur la capacité des institutions élues à représenter la volonté et les aspirations des citoyens.

Un « pacte » plutôt qu’un programme

S’agissant des préparatifs du parti, Mohamed Ouzzine a soutenu que le MP « ne présente pas un projet ou un programme politique, mais propose un pacte », sous-tendu par des engagements soumis à une évaluation directe. Il a précisé que ce programme contractuel comprenait une trentaine de mesures pragmatiques ne nécessitant pas de moyens d’envergure, mais exigeant en premier lieu une volonté politique.

L’ambition de la première place

Interrogé sur les ambitions du parti, Mohamed Ouzzine a indiqué que le MP, à l’instar des autres formations, aspirait à occuper des positions avancées, voire à se positionner en tête, la participation à la gestion de la chose publique constituant selon lui une ambition légitime pour toute instance politique. Il a affirmé que le MP ambitionnait de se hisser aux premiers rangs, voire à la première place, au vu de sa présence, de sa force d’attraction et de ses compétences.

Des coalitions encore prématurées

Abordant la question des alliances politiques, le secrétaire général du MP a jugé prématuré de s’exprimer sur ce point, soulignant que les formations politiques se livraient actuellement à une joute électorale à l’issue de laquelle une convergence de vues dicterait d’éventuelles coalitions, ou, à défaut, le choix de l’opposition s’imposerait. Il a réaffirmé que servir la nation demeurait pleinement réalisable depuis toute position, qu’elle soit au sein de la majorité ou de l’opposition.

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