Finale des Ligue des Champions: 890 interpellations et 178 blessés chez les forces de l’ordre, selon Nuñez
Il y a eu « 890 interpellations en France, 45% de plus que l’année dernière », en marge des célébrations de la victoire du Paris Saint-Germain (PSG) en Ligue des Champions, selon le dernier bilan de Laurent Nuñez, ministre français de l’Intérieur, invité de France Inter(Nouvelle fenêtre), lundi 1er juin.
Le ministre recense par ailleurs « 178 blessés chez les forces de l’ordre ».
« Nous savions que les célébrations en cas de victoire du PSG allaient donner lieu à des débordements, que j’ai d’ailleurs définis : violences urbaines, des tentatives de pillage, des attaques contre les forces de l’ordre », se défend le ministre de l’Intérieur, critiqué à gauche et à droite pour les débordements lors de cette finale.
Des scènes de violence ont eu lieu dans la soirée du samedi 30 mai, avant, pendant et après le match qui opposait le PSG à Arsenal. Les critiques sont nombreuses à l’encontre du dispositif du ministre de l’Intérieur, qui était composé de 8 000 Policiers et gendarmes rien qu’à Paris.
Parmi les interpellations effectuées dans la nuit de samedi à dimanche, à Paris, 14 mineurs ont été interpellés et placés en garde à vue, notamment pour « détention sans motif légitime et interdit par arrêté de substance ou produit incendiaire permettant une destruction ou dégradation de bien, port d’arme de catégorie D et vol aggravé », précise le parquet de Paris.
Laurent Nunez défend un dispositif de sécurité « exceptionnel », estimant que « ce n’était pas la robustesse du dispositif policier qui devait être interrogée », mais plutôt rechercher « les causes profondes » de ce phénomène.
« Les causes profondes sont que, profitant de ces moments festifs, vous avez un certain nombre de personnes qui viennent pour casser, pour piller, et ça c’est une réalité. »
Dans la soirée de dimanche, de nombreux politiques ont critiqué la gestion d’après-match. Les syndicats de police, eux, demandent une justice plus ferme à l’égard des casseurs.
« Ce n’est pas des personnes qui étaient venues par rapport à une victoire ou une défaite du PSG, c’est des personnes qui étaient venues s’en prendre aux forces de l’ordre. Quand on sait qu’on peut commettre tous les actes que l’on veut et qu’on ne va pas en prison, derrière, c’est grandissant, le phénomène explose », recadre Jérôme Jimenez, du syndicat Alliance Police 75.
▶️ Débordements après match : quelle image de la France ?
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Débordements après le sacre du PSG: Laure Beccuau, procureure de la République de Paris, dénonce “des phénomènes de chaos” pic.twitter.com/qo2ode3unk
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