Le romancier franco-algérien, Kamel Daoud, condamné par Alger

Le romancier franco-algérien, Kamel Daoud, qui vit en France, a annoncé mercredi avoir été condamné à trois ans de prison ferme par le tribunal d’Oran pour avoir abordé la guerre civile algérienne dans son roman « Houris », prix Goncourt en 2024.

Dans sa déclaration, la ministre française de la Culture Catherine Pégard « rappelle son attachement indéfectible à la liberté de création, qui, souvent, s’éprouve dans les zones de tension qu’elle révèle ».

La ministre a en outre souligné « la nécessité de défendre les artistes dans leur dignité et leur sécurité, la littérature demeurant un espace vivant de création ».

Son premier roman, Meursault, contre-enquête, traduit dans plus de trente-cinq langues, a rencontré un immense succès dans le monde et a notamment reçu en 2015 le Goncourt du premier roman. Prix Lagardère du meilleur journaliste de l’année en 2016, il a reçu le prix Livre et Droits de l’Homme 2017 pour Mes indépendances, qui rassemble près de deux cents textes publiés entre 2010 et 2016.

Son roman Zabor ou Les Psaumes, publié en 2017, a obtenu le prix Transfuge du meilleur roman de langue française et le prix Méditerranée. La Grande Médaille de la Francophonie de l’Académie Française lui a été remise en 2018. En 2019, Kamel Daoud est le premier titulaire de la nouvelle chaire d’écrivain de Sciences Po autour de l’écriture créative. Il reçoit le Prix international de la Laïcité 2020.

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