« C’est possible! », a-t-il déclaré mercredi au New York Post, qui l’interrogeait sur la probabilité de pourparlers dans les « 36 à 72 heures », soit d’ici vendredi.
Cette déclaration intervient alors que le chef de l’exécutif américain avait annoncé, la veille, la prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran, à la demande du Pakistan, afin de donner le temps aux dirigeants iraniens de formuler une « proposition unifiée » en vue d’un accord avec les Etats-Unis.
« Compte tenu de la grave fracture au sein du gouvernement iranien – ce qui n’est pas vraiment une surprise – et à la demande du maréchal Asim Munir et du Premier ministre Shehbaz Sharif du Pakistan, il nous a été demandé de suspendre notre offensive contre l’Iran jusqu’à ce que ses dirigeants et ses représentants parviennent à présenter une proposition unifiée », a écrit le locataire de la Maison Blanche sur son réseau Truth Social.
« Je prolongerai donc le cessez-le-feu jusqu’à ce que leur proposition soit soumise et que les discussions soient conclues, d’une manière ou d’une autre », a ajouté Donald Trump.
Selon le site d’information Axios, qui cite des responsables US, le président américain serait prêt à accorder un court délai supplémentaire aux différentes factions iraniennes pour s’accorder sur une contre-proposition cohérente, faute de quoi le cessez-le-feu prolongé mardi pourrait prendre fin.
Lundi, le président Trump avait affirmé qu’il ne lèverait le blocus sur les ports iraniens qu’en cas d’ »accord » avec l’Iran.
Les précédents pourparlers à Islamabad avec une délégation américaine emmenée par le vice-président JD Vance s’étaient conclus le 12 avril par un échec.
Dans ce contexte, l’Iran avait annoncé reprendre « le strict contrôle » du détroit d’Ormuz, revenant sur sa décision de rouvrir cette voie maritime par laquelle transite en temps normal un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz.
