Mali: les Européens “alarmés” par les allégations de violations des droits de l’Homme

Mali: les Européens
Les ministres européens des Affaires étrangères, réunis jeudi à Bruxelles, se sont déclarés "alarmés" des "allégations de violations des droits de l’Homme" au Mali et ont demandé aux autorités de ce pays d’"enquêter immédiatement" sur d’éventuelles représailles contre les Touaregs ou les autres minorités ethniques.

"L’UE se tient prête à fournir un appui approprié pour lutter contre ces abus", ont écrit les ministres dans une déclaration adoptée à l’issue de leur réunion.

Les ministres ont également salué "la décision de la Cour Pénale Internationale d’ouvrir une enquête" et souhaité "la mobilisation rapide d’observateurs et le renforcement de la coopération des organisations internationales" pour veiller "au respect des droits de l’Homme sur l’ensemble du territoire" malien.

Les tensions sont fortes dans le nord du pays entre, d’un cô té, les minorités arabe et touareg, dont les membres sont largement majoritaires dans les groupes islamistes armés, et de l’autre les Noirs majoritaires au Mali.

Les ministres européens ont également appelé les autorités maliennes à mettre en oeuvre sans délai la "feuille de route" politique pour l’après-guerre, adoptée à l’unanimité mardi par les parlementaires maliens.

Cette feuille de route "constitue une avancée essentielle dans la perspective du rétablissement complet de l’ordre constitutionnel, y compris le contrô le civil sur les forces armées, et de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire malien, et l’UE appelle à sa mise en oeuvre urgente", dit le document.

L’UE souhaite le rétablissement d’un "dialogue national" ouvert notamment aux populations du nord et à tous les groupes rejetant le terrorisme et reconnaissant l’intégrité du Mali, souligne le texte des ministres européens.

Il précise que "cette avancée permet la reprise graduelle de l’aide européenne au développement", d’environ 250 millions d’euros, qui avait été partiellement suspendue après le putsch de mars 2012.

Un haut responsable de l’UE a indiqué espérer que le président Dioncounda Traoré tiendra sa promesse d’organiser des élections d’ici au 31 juillet. "Nous espérons que le calendrier pourra être tenu" et l’UE est prête à aider les autorités à la mise en place du fichier national indispensable à l’organisation du scrutin, a-t-il précisé.

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