Le tambour parleur « Djidji Ayôkwé » du peuple Atchan, dérobé par des colons français il y a plus d’un siècle, a été restitué officiellement vendredi, par la France à la Côte d’Ivoire, rapporte samedi la presse ivoirienne.
A son retour en terre ivoirienne, ce tambour parleur- poussé par un léopard, et qui pèse plus de 400 kg et une longueur de près de 4 mètres, sera déposé au Musée des Civilisations à Abidjan, en cours de réhabilitation qui ouvrira ses portes courant cette année, selon la même source.
La signature de l’acte de restitution entre les ministres française et ivoirienne de la Culture, constitue donc la dernière étape du processus de remise de cet outil rituel et de guerre de la communauté atchan avant son retour en Côte d’Ivoire dans les semaines à venir et ce, sept ans après qu’Abidjan avait formulé une demande en 2019 et après sept mois de l’adoption d’une loi spéciale en France en juillet 2025.
Selon la ministre ivoirienne de la Culture, Françoise Remarck, il s’agit évidemment d’un jour historique. « Voilà exactement 110 ans que le bien a été confisqué… 110 ans que le peuple atchan attend ce moment (….) Mais au- delà de sa restitution à cette communauté, il s’agit d’abord et avant tout d’un événement national, parce que le Djidji Ayôkwé est aussi un symbole de cohésion sociale, de fraternité qui sont des valeurs très importantes pour la Côte d’Ivoire », a-t-elle dit.
De son côté, Eléonore Caroit, ministre française en charge des Partenariats Internationaux, a expliqué que cette restitution incarne la transformation des relations de la France avec les pays du Continent africain, et singulièrement avec la Côte d’Ivoire.
Outre le tambour parleur « Djidji Ayôkwé », la Côte d’Ivoire demande la restitution de quelque 147 autres biens culturels à la France et à d’autres pays.

