La dernière missive, adressée mercredi à la mosquée située dans l’ouest de Sydney, contenait un dessin de porc tracé à la main ainsi qu’une menace explicite visant « la race musulmane », a rapporté la radiotélévision publique australienne.
Le courrier faisait, en outre, référence à l’auteur de l’attentat de Christchurch, une allusion sensible plus de six ans après l’attaque contre deux mosquées néo-zélandaises qui avait profondément marqué la région.
Le commissaire de la police de l’État de Nouvelle-Galles du Sud, Mal Lanyon, a confirmé que les services avaient saisi le document et engagé des investigations.
« Nous en avons pris possession et nous avons diligenté une enquête », a-t-il déclaré à la presse, soulignant que l’affaire était traitée « avec le plus grand sérieux », alors que les fidèles s’apprêtaient à entamer le Ramadan.
Le Premier ministre Anthony Albanese a condamné des menaces « inacceptables » visant des institutions religieuses, affirmant que les attaques contre des communautés de foi n’avaient « pas leur place en Australie ».
Deux lettres similaires avaient déjà été reçues ces dernières semaines, dont l’une représentait la mosquée en flammes. En janvier, un homme de 70 ans avait été arrêté et inculpé pour un autre courrier menaçant adressé au personnel du lieu de culte.
Les forces de l’ordre ont renforcé les patrouilles autour des sites religieux et des rassemblements communautaires, les autorités cherchant à prévenir tout incident susceptible d’alimenter les tensions intercommunautaires dans un pays qui revendique son multiculturalisme.

