Météo-France a maintenu en vigilance rouge la Charente-Maritime, le Maine-et-Loire, la Gironde, le Lot-et-Garonne et la Loire-Atlantique, précisant que les secteurs de Saintes et d’Angers ainsi que les agglomérations de Bordeaux et de Libourne figurent parmi les zones les plus exposées aux risques d’inondations.
Dix-huit départements supplémentaires sont placés en alerte maximale pour risque de crues, dans un contexte de sols saturés après de précédents épisodes pluvieux. De nombreux cours d’eau restent sous étroite surveillance, alors que les précipitations annoncées pourraient ralentir la décrue.
La tempête s’accompagne de vents violents, avec des rafales pouvant atteindre 130 km/h sur la façade atlantique, localement jusqu’à 140 km/h en Occitanie et en Corse. Ces rafales doivent coïncider avec un épisode de grande marée, faisant redouter de fortes vagues et des phénomènes de submersion sur une partie du littoral atlantique.
Selon les prévisionnistes, la conjonction des crues et d’un niveau marin élevé pourrait freiner l’écoulement des fleuves vers l’océan, notamment pour la Garonne, prolongeant la durée des inondations dans les secteurs concernés.
Dans les Alpes, les précipitations et les chutes de neige maintiennent par ailleurs quatre départements en vigilance orange pour avalanches (la Savoie, la Haute-Savoie, les Hautes-Alpes et l’Isère) en pleine période de vacances scolaires.
L’épisode est « loin d’être terminé » et présente un caractère « exceptionnel par son étendue géographique et la conjugaison des facteurs météorologiques », a déclaré le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, à l’issue d’une réunion de la cellule de crise réunissant tous les services concernés.

