Selon les données de l’institution monétaire, ce recul de 0,9 point de pourcentage s’explique principalement par la vigueur de l’activité économique. En valeur absolue, la dette publique, calculée selon les critères de Maastricht, a toutefois atteint 1.699 milliards d’euros, soit une hausse de 4,8% sur un an.
Cette amélioration du ratio d’endettement intervient dans un contexte de croissance soutenue de l’économie espagnole, qui a progressé de 2,8% en 2025, d’après l’Institut national de la statistique (INE). Ce rythme représente près du double de la moyenne enregistrée dans la zone euro, estimée à 1,5%.
La solidité de la consommation des ménages et la résilience du secteur touristique ont largement contribué à cette dynamique favorable, soutenant une augmentation significative des recettes fiscales et facilitant la consolidation des finances publiques.
S’agissant des perspectives, la Banque d’Espagne table sur une poursuite de l’amélioration budgétaire, avec un déficit public attendu à 2,1% du PIB en 2026, contre 2,5% en 2025.
Bien que le niveau d’endettement de l’Espagne demeure parmi les plus élevés de l’Union européenne, aux côtés de pays comme la Grèce, l’Italie et la France, selon les données d’Eurostat, il suit une tendance nettement orientée à la baisse depuis la pandémie.

