Mali : le Comité local de suivi de la transition “préoccupé” face à la situation dans le pays

Le Comité local de suivi de la transition au Mali, composé de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union Africaine et de la MINUSMA, a exprimé, lundi, sa “profonde préoccupation face à la situation au Mali marquée par l’arrestation du Président de la transition, du Premier ministre et de certains de leurs collaborateurs”.

Dans un communiqué conjoint, le comité qui compte également des membres de la communauté internationale, y compris la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Union européenne, “condamne fermement la tentative de coup de force survenue à la suite de la publication du décret portant nomination des membres du gouvernement” par le Président de la transition sur proposition du Premier ministre.

Les membres du comité exigent la libération immédiate et inconditionnelle de ces autorités et soulignent que les éléments militaires qui les détiennent seront tenus personnellement responsables de leur sécurité.

Ils réaffirment leur ferme soutien aux autorités de la transition et demandent que la transition reprenne son cours pour se conclure dans les délais prévus.

La communauté internationale rejette par avance tout acte imposé par la contrainte, y compris des démissions forcées, lit-ton dans le communiqué.

Le Comité local de suivi de la transition au Mali se félicite, par ailleurs, de l’annonce de la venue demain (mardi) de la délégation de la CEDEAO et demande à tous les acteurs concernés à apporter leur pleine coopération aux efforts déployés en vue de la reprise immédiate du cours normal de la transition.

Le président malien Bah Ndaw et le Premier ministre Moctar Ouane ont été emmenés, lundi, de force au camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako.

Les deux hommes ont été d’abord réunis à la résidence du président avant d’être conduits de force au camp militaire de Kati, haut lieu de l’appareil militaire malien.

Ces évènements interviennent quelques heures seulement après l’annonce d’un nouveau gouvernement, qui a remplacé l’ancien cabinet dont la démission a été présentée le 14 mai par le Premier ministre Moctar Ouane. M. Ouane avait été immédiatement reconduit dans ses fonctions par le président Bah Ndaw et chargé de former un gouvernement “de large ouverture”.

 

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