La campagne de boycott contre la France sème le trouble au sein des fédérations du CFCM

Apparemment la campagne de boycott visant des produits français a semé le trouble au sein des fédérations qui composent le Conseil français du culte musulman, Son président Mohammed Moussaoui et son vice-président Chams-eddine Hafiz ont réagi mais pas au nom du CFCM. La réaction des deux responsables religieux, à des degrés différents, ne peut s’expliquer que par l’absence d’un consensus général au sein de cette instance représentatif de l’islam en France.

Si le président du CFCM, Mohammed Moussaoui, a condamné ce boycott au nom de sa fédération, l’Union des mosquées de France qu’il préside, le recteur de la mosquée de Paris a en revanche dénoncé le boycott en son nom personnel.

“J’appelle les musulmans de France à défendre les intérêts de notre pays face à la campagne de boycott visant les produits français. Face aux appels de la discorde, nous devons œuvrer de toutes nos forces pour un dialogue respectueux entre les peuples et les nations”, a tweeté M. Moussaoui.

 

Quant à Chams-eddine Hafiz, il a également condamné les appels au boycott des produits français mais en pas au nom de la fédération de la mosquée de Paris ni en tant que recteur. Il l’a fait depuis son compte personnel sur twitter.

 

Mais qu’en est-il du reste des fédérations qui composent le CFCM ?  La question n’a apparemment pas été tranchée puisqu’aucun communiqué n’a été publié, ni aucune réaction des autres fédérations n’a été enregistrée.

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A l’origine de la colère d’une partie du monde musulman contre la France: les déclarations la semaine dernière d’Emmanuel Macron promettant que la France ne renoncerait ni aux caricatures, ni à la liberté d’expression.

Ces propos avaient été prononcés lors d’un hommage national à Samuel Paty, professeur décapité dans un attentat islamiste pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet en classe.

La veille, le ministère des Affaires étrangères français a déclaré que “les appels au boycott sont sans aucun objet et doivent cesser immédiatement, de même que toutes les attaques dirigées contre notre pays, instrumentalisées par une minorité radicale”.

Emmanuel Macron avait tweeté peu après: “La liberté, nous la chérissons; l’égalité, nous la garantissons; la fraternité, nous la vivons avec intensité. Rien ne nous fera reculer, jamais”.

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