L’UE à 27 revendique son unité dans les préparatifs du Brexit

L’UE à 27, sans le Royaume-Uni, revendique son “unité” au moment d’adopter lors d’un sommet samedi à Bruxelles les grands principes directeurs qui guideront les négociateurs européens dans les pourparlers sur le Brexit.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a affirmé à son arrivée la nécessité de "rester unis", à 27, tout au long du processus de négociations de l’accord de retrait du Royaume-Uni.

"Ce n’est qu’ainsi que nous serons capables de conclure les négociations, ce qui signifie que notre unité est aussi dans l’intérêt" de Londres, a-t-il déclaré.

Un mois exactement après la notification officielle, dix mois après le référendum britannique, les Européens se mettent en ordre de bataille pour les tractations des deux ans à venir en adoptant samedi des "orientations de négociations".

Cette unité, qui n’est pas toujours évidente, a fait sourire M. Tusk qui s’est targué d’un "fort soutien de toutes les institutions de l’UE et des 27 Etats membres restants".

"Je sais que c’est quelque chose d’unique mais je suis convaincu que ça ne changera pas", a-t-il assuré.

Le front européen fait écho à l’avertissement de la chancelière allemande Angela Merkel qui a dénoncé jeudi les "illusions" de certains responsables britanniques, déclenchant une joute verbale avec Theresa May.

Depuis Londres, la Première ministre britannique s’est en réponse inquiétée de voir le reste de l’UE "s’unir contre" le Royaume-Uni.

"Nous voulons tous une future relation forte avec le Royaume-Uni", a souligné M. Tusk, tout en affirmant avec vigueur qu’avant de parler de l’avenir, les Européens devaient toutefois solder les comptes du passé avec leur complice de 40 ans.

Les "orientations" doivent entériner l’approche "progressive" privilégiée par le camp européen: avant d’envisager de parler de la nature de la "future relation", il faudra faire des progrès "suffisants" sur les trois points clés fixés par l’UE, à savoir les droits des citoyens, la facture à régler par le Royaume-Uni et la question irlandaise.

Avec AFP

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