Hausse des déficits en Algérie : les mesures prises dans la précipitation traduisent la panique qui a gagné les autorités (Jeune Afrique)

Les mesures prises dans la précipitation pour faire face à la hausse des déficits en Algérie traduisent la panique qui a gagné les autorités, écrit l’hebdomadaire international “Jeune Afrique” dans sa dernière livraison.

Confronté à l’érosion de ses réserves de change et à la hausse de ses déficits, l’Etat algérien multiplie les mesures pour rééquilibrer la balance commerciale, souvent dans la précipitation et parfois avec la plus grande maladresse, souligne la publication, notant que cette vague de mesures traduit une chose : "la panique qui a gagné le navire Algérie, dont les capitaines cherchent à réduire à tout prix la facture des importations".

L’effondrement des cours du pétrole depuis 2014 a fragilisé les équilibres financiers du pays, alors que les hydrocarbures représentent 95 pc des recettes extérieures et 60 % de son budget, rappelle l’hebdomadaire, faisant observer que les finances publiques ont viré dans le rouge.

Le déficit budgétaire a atteint 16 pc du PIB en 2015 et la loi de finances 2016 prévoit un déficit de 27 milliards d’euros, alors que la balance commerciale est déficitaire depuis 2015, indique "Jeune Afrique", expliquant que pour compenser ces pertes, les autorités ont largement puisé dans les réserves de change qui sont passées de 194 milliards à 143 milliards de dollars entre 2013 et 2015.

"A ce rythme, l’Algérie, qui importe quasiment tous ses produits de consommation, n’aura quasiment plus de réserves à l’horizon 2019", estime la publication, relevant que la dégradation de la situation financière du pays est d’autant plus inquiétante que plus de 70 % de ses importations (alimentation, biens d’équipement, intrants nécessaires à la production) sont incompressibles.

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