Coup de filet contre des passeurs de migrants de l’Espagne vers la France

Deux réseaux de passeurs ayant fait transiter plusieurs centaines de migrants clandestins vers la France ont été démantelés en Espagne, a annoncé vendredi la police espagnole.

“Les agents ont démantelé deux organisations criminelles présumées” qui “auraient facilité la traversée en France de plusieurs centaines de migrants illégaux”, “d’origine africaine”, et “en générant d’importants bénéfices”, a indiqué la police nationale dans un communiqué.

“Quinze personnes ont été arrêtées” au total, “dont les deux leaders”, à Madrid et dans plusieurs villes du nord, dont Irun, localité frontalière située à l’ouest des Pyrénées et utilisée par les deux organisations, a précisé la police.

“Les migrants arrivaient dans des embarcations à différents endroits des côtes espagnoles, où ils étaient dirigés vers diverses ONG. C’est là, ou même avant leur sortie du Maroc, que les réseaux les captaient avec la promesse de les faire passer de l’Espagne à la France pour des sommes autour de 200 euros”, retrace le communiqué.

Pour passer la frontière, l’une des organisations utilisait des véhicules jusqu’à Bayonne (sud-ouest) et l’autre des lignes de bus à des heures précises.

“Dans les deux cas, les migrants se rendaient dans une ONG de la ville française ou dans un centre où ils attendaient de recevoir sur leurs téléphones les billets pour continuer jusqu’à leur destination finale en France ou dans d’autres pays européens”, ajoute le communiqué.

En Espagne, les deux organisations les amenaient jusqu’à Irun en bus ou en train grâce à un réseau national de collaborateurs.

L’Espagne reste l’une des principales portes d’entrée de l’immigration illégale en Europe, bien que le nombre d’arrivées ait diminué d’un tiers entre le 1er janvier et le 16 août par rapport à la même période en 2019, d’après le ministère de l’Intérieur espagnol.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite