Algérie: un haut responsable demande “l’interdiction d’entrée” aux réfugiés africains et syriens

Un haut responsable algérien a demandé “l’interdiction d’entrée” dans le pays “à tout réfugié africain ou syrien” et “de refouler ceux résidant de manière illégale”.

Dans une interview parue dimanche dans le quotidien arabophone "Al-Mihwar Al-Yawmy", le président de la Commission nationale consultative de protection et de promotion des droits de l’homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini, a mis en garde contre l’augmentation du nombre des citoyens d’origine africaine ou syrienne en Algérie, que ce soit en qualité de réfugié ou d’immigré.

"Il faut empêcher tout Syrien et les immigrés des nationalités africaines d’entrer au territoire national et de renvoyer l’ensemble des clandestins", a dit M. Ksentini, qui a appelé à "la fermeté" pour stopper leur arrivée en masse.

La multiplication du nombre des immigrés, a-t-il considéré, "pose un défi à l’Algérie, aujourd’hui dans l’impossibilité de prendre des mesures au-dessus de sa capacité", d’autant que son pays est confronté "à d’autres priorités", au lieu de juguler "ce fléau qui s’est abattu sur nous".

A ce propos, le journal "Al-Mihwar Al-Yawmy", qui ne précise pas ses sources, rapporte que les autorités algériennes ont décidé de réduire à 45 jours, au lieu de 3 à 6 mois en vigueur, le permis de séjour des Syriens et des Africains.

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