En Algérie, la corruption dépasse l’entendement (Yasmina Khadra)

En Algérie, la corruption dépasse l’entendement, a indiqué l’écrivain algérien Yasmina Khadra, estimant que dans ce “chaos ambiant, chacun trouve son compte”.

Dans un entretien publié dimanche par l’hebdomadaire international "Jeune Afrique", l’écrivain rappelle qu’il s’était présenté à la présidentielle de 2014 pour sommer le régime en place de passer la main, faisant observer que "paradoxalement, c’est difficile de passer la main lorsque tout le monde se graisse la patte".

"En Algérie, dans le chaos ambiant, chacun trouve son compte", a-t-il ajouté, notant que la notion de patrie n’est plus qu’un vague souvenir.

"La prédation et la prévarication sont devenues une compétition nationale, et la corruption dépasse l’entendement", a soutenu Yasmina Khadra, expliquant que "quant à ceux qui tentent de sauver les meubles, ils sont suspects". Lorsqu’ils ne sont pas diabolisés par le régime, ils sont lynchés par les sinistrés eux-mêmes, a-t-il encore dit, faisant savoir qu’il continuera à se battre pour que l’Algérie recouvre un peu de son lustre.

Il a sur un autre registre affirmé que les peuples du Maghreb sont une même nation, une nation afro-méditerranéenne riche de son brassage et de son histoire, notant qu’ils ont les moyens de leurs rêves et de leurs ambitions.

"Nous avons de très beaux pays, une mer et un océan, des forêts et des déserts, une culture et du talent, et de quoi célébrer nos joies et nos peines dans la ferveur et dans la solennité", a-t-il poursuivi, affirmant qu’"il nous suffit de nous en rendre compte et de récupérer ce qui nous a été confisqué : la liberté d’être ce que nous voulons être, une nation homogène, solidaire, fraternelle et géniale".

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