Le président iranien Massoud Pezeshkian: le Moyen-Orient n’a « pas besoin de gendarme »
En marge du sommet des Brics à New Delhi, le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé que le Moyen-Orient n’avait pas besoin d’un « gendarme », visant implicitement les États-Unis, avec lesquels l’Iran est en guerre notamment pour le contrôle du détroit d’Ormuz.
Un rejet explicite de toute tutelle étrangère
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré samedi 12 septembre que le Moyen-Orient n’avait « pas besoin de gendarme », en référence aux États-Unis, contre lesquels l’Iran est en guerre notamment pour le contrôle du stratégique détroit d’Ormuz. Il s’exprimait lors d’une rencontre à New Delhi avec le Premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim, en marge du sommet des Brics.
Une sécurité régionale confiée à ses « principaux acteurs »
Massoud Pezeshkian a affirmé : « Nous n’avons pas besoin de gendarme de la région : l’intégrité territoriale et la sécurité de la région ne pourront être garanties que par ses principaux acteurs et les pays qui la composent ». Cette déclaration s’inscrit dans le prolongement des positions déjà exprimées par Téhéran plus tôt dans la semaine, l’Iran ayant réaffirmé son insistance sur la nécessité d’un dialogue diplomatique plutôt que d’une solution imposée de l’extérieur, notamment sur le dossier yéménite.
Un contexte de sommet marqué par le conflit régional
Cette prise de position intervient alors que le président iranien participe au sommet des Brics à New Delhi, réuni ce week-end sur fond de tensions internationales, du conflit au Moyen-Orient à la guerre en Ukraine. Le conflit ouvert fin février entre les États-Unis, Israël et l’Iran, ainsi que ses répercussions sur le détroit d’Ormuz et plus récemment sur celui de Bab al-Mandab au Yémen, devait figurer parmi les principaux sujets de discussion entre les dirigeants présents.
