La marine du CGRI affirme avoir pris le « contrôle total » du détroit d’Ormuz

La marine du Corps des gardiens de la révolution islamique affirme maintenir le contrôle total du détroit d’Ormuz et rejette les assurances américaines selon lesquelles la voie navigable resterait ouverte.

Une déclaration qui rejette la version américaine
La marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) affirme maintenir un contrôle total sur le détroit d’Ormuz. Dans un communiqué, elle rejette les affirmations des États-Unis selon lesquelles cette voie navigable stratégique resterait ouverte, qualifiant ces déclarations de tentative de maîtriser les prix du pétrole et de dissimuler des échecs américains.

Des restrictions maintenues tant que les hostilités se poursuivent
Le communiqué du CGRI précise que les restrictions imposées à la circulation maritime se poursuivront tant que les actions militaires américaines contre l’Iran ne cesseront pas et que les engagements pris ne seront pas mis en œuvre. Selon l’agence iranienne Fars, un responsable de la marine du CGRI, Mohammad Akbarzadeh, avait précédemment déclaré que le détroit se trouvait « sous le contrôle complet de la marine de la République islamique ».

Une réponse aux menaces américaines de déploiement naval
Cette déclaration intervient après que le président américain Donald Trump a annoncé être prêt à déployer la marine américaine pour escorter les navires transitant par le détroit et à fournir un soutien assurantiel aux compagnies maritimes. Le commandement américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) avait pour sa part affirmé à plusieurs reprises que l’Iran ne contrôle pas le détroit d’Ormuz et que la voie navigable demeure ouverte au trafic commercial malgré les menaces et attaques du CGRI.

Un point de passage stratégique pour l’approvisionnement mondial en pétrole
Le détroit d’Ormuz, qui relie le Golfe persique au golfe d’Oman et à la mer d’Arabie, achemine environ un cinquième du commerce mondial de pétrole. L’Iran contrôle la rive nord du détroit, tandis qu’Oman en borde la rive sud. Plusieurs grandes compagnies maritimes ont indiqué éviter la zone en raison des tensions régionales.

Des négociations parallèles avec Oman
Cette nouvelle déclaration intervient plus de six mois après le début du conflit qui oppose l’Iran aux États-Unis et à Israël, déclenché fin février. Des discussions se poursuivent en parallèle entre l’Iran et Oman autour d’un cadre progressif prévoyant l’établissement d’un corridor maritime temporaire dans le détroit ainsi qu’un projet conjoint de déminage de la voie navigable.

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