Delcy Rodríguez qualifie l’accord pétrolier avec Washington de « jalon historique » pour le Venezuela
La présidente par intérim du Venezuela a salué l’accord pétrolier conclu avec Washington, qu’elle présente comme un levier de relance pour l’économie nationale, tandis que des manifestants ont dénoncé samedi une atteinte à la souveraineté du pays.
Une présidente vénézuélienne qui revendique l’accord
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a salué sur Telegram l’accord pétrolier conclu avec les États-Unis, affirmant qu’il « aura un impact significatif sur le renouveau de notre nation ». Elle présente cette transaction, qui donne à Washington le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils de réserves pétrolières vénézuéliennes, comme un jalon dans la relance de l’économie du pays.
Des retombées économiques annoncées comme considérables
Le gouvernement vénézuélien évalue à plus de 100 milliards de dollars les investissements que pourrait générer l’accord et à plus de 209 milliards de dollars les recettes fiscales attendues pour l’État vénézuélien. Rodríguez aurait accordé à la nouvelle coentreprise créée dans le cadre de l’accord des concessions de 100 ans sur des champs pétroliers disposant de réserves prouvées, les États-Unis obtenant un contrôle effectif de 55% de sa production.
Une transaction également saluée à Washington
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a de son côté qualifié la transaction de « grande victoire pour les peuples américain et vénézuélien ». Le président Donald Trump, à l’origine de l’annonce vendredi soir, affirme que cet accord fera « sensiblement baisser les prix de l’essence pour tous les Américains » tout en doublant les réserves pétrolières américaines.
Des manifestations en réaction à Caracas
Des Vénézuéliens ont manifesté samedi à Caracas contre cet accord, qu’ils jugent attentatoire à la souveraineté nationale sur les ressources pétrolières du pays. Le Venezuela dispose des réserves de pétrole prouvées les plus importantes au monde, estimées à environ 303 milliards de barils, soit près de 17% de l’offre mondiale selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie.
