L’Islande vote sur la réouverture des négociations d’adhésion à l’Union européenne

Les Islandais se sont rendus aux urnes samedi pour un référendum consultatif sur la reprise des négociations d’adhésion à l’Union européenne, avec une participation supérieure à celle des législatives de 2024.

Un référendum sur la reprise, non sur l’adhésion
Les Islandais ont voté samedi lors d’un référendum consultatif portant sur la question suivante : les négociations d’adhésion à l’Union européenne doivent-elles reprendre ? Il ne s’agit pas d’un vote sur l’adhésion elle-même, mais sur la réouverture d’un processus engagé en 2009 puis suspendu en 2013. Le gouvernement islandais s’est engagé à respecter le résultat du scrutin, bien que celui-ci soit consultatif. En cas de victoire du « oui », nourriture de nouvelles négociations, un accord final devrait ensuite être soumis à un nouveau vote des Islandais.

Une participation en nette hausse
Selon des chiffres provisoires publiés samedi, la participation à la mi-journée dépassait celle enregistrée au même moment lors des élections législatives de 2024. Dans la circonscription de Reykjavik-Nord, 13,7% des électeurs avaient voté à midi, contre un peu plus de 10% en 2024. À Reykjavik-Sud, la participation atteignait un peu plus de 14% à midi, contre un peu plus de 11% lors des législatives. Plus de 20% des électeurs avaient par ailleurs voté par anticipation avant le jour du scrutin, selon la télévision publique islandaise RÚV.

La Première ministre plaide pour le « oui »
La Première ministre islandaise, Kristrún Frostadóttir, a déposé son bulletin de vote samedi à Reykjavik et plaide pour la reprise des négociations avec Bruxelles. Elle avait annoncé ce référendum dès son entrée en fonction fin 2024, promettant à ses compatriotes un vote sur la question européenne.

Un scrutin qui s’annonce très serré
Les sondages publiés à la veille du vote témoignent d’un pays profondément divisé. Une enquête publiée vendredi indiquait 50,4% des électeurs favorables à la reprise des négociations, tandis qu’un autre sondage publié plus tôt dans la semaine donnait 51,3% au « oui » contre 48,7% au « non ». Les partisans de la reprise des négociations mettent en avant la stabilité qu’offrirait l’euro face à la couronne islandaise et la nécessité de peser sur des enjeux transfrontaliers comme le changement climatique. Les opposants estiment que la situation actuelle de l’Islande, déjà intégrée au marché unique via l’Espace économique européen, ne justifie pas une adhésion pleine et entière.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite