Le président iranien reconnaît que les sanctions américaines pèsent sur l’économie du pays
Le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu vendredi que les sanctions américaines affectaient l’économie du pays, après avoir affirmé quelques jours plus tôt qu’elles resteraient sans effet.
Un revirement assumé face aux caméras
Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé, lors d’une interview accordée vendredi soir à la télévision d’État, que les sanctions américaines affectaient bel et bien l’économie du pays. Il déclare : « Certains disent que les sanctions n’ont aucun effet ; à ces gens-là, je ne sais vraiment pas quoi répondre. » Il ajoute : « Nous sommes en situation de guerre, et nous devons accepter ces conditions de temps de guerre. »
Une chute significative du commerce extérieur
Le président iranien précise que les importations et les exportations du pays ont reculé de 25 à 35% ces derniers mois sous l’effet des sanctions américaines et d’un blocus naval visant les ports iraniens. Il évoque également des pénuries d’essence, affirmant que « la voie est désormais bloquée et que les marchandises ne rentrent plus », parmi lesquelles les carburants. Son gouvernement envisagerait une hausse du prix de l’essence pour la consommation hors quota subventionné.
Une position qui contraste avec ses déclarations de la semaine
Cette admission intervient quelques jours seulement après que Pezeshkian avait affirmé que les nouvelles sanctions américaines « n’aboutiraient à rien » et que l’Iran « resterait ferme face aux pressions économiques ». Le vice-président iranien Mohammad Jafar Ghaempanah avait pour sa part reconnu mercredi que le blocus américain empêchait le pays d’importer suffisamment de carburant pour combler le déficit de production nationale.
Une campagne américaine baptisée « asphyxie économique »
Cette déclaration survient après que le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a présenté lundi un plan visant à « l’asphyxie économique » de l’Iran, mettant en garde les pays qui refuseraient de rejoindre la campagne de pression américaine contre de lourdes conséquences. Ce nouveau dispositif s’ajoute au régime de sanctions imposé par Washington et ses alliés depuis 2018, année du retrait américain de l’accord international conclu avec Téhéran sur son programme nucléaire.
