Alors que le poste de Secrétaire général des Nations Unies deviendra vacant le 31 décembre 2026, les quatre candidats en lice ont récemment exposé leurs visions lors de dialogues interactifs avec les États membres à New York. Dans un monde marqué par une intensification des tensions géopolitiques et une fragmentation croissante, ces candidats appellent à une réaffirmation de l’importance d’une organisation multilatérale efficace.
Les prétendants, à savoir Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili, Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rebeca Grynspan, ancienne Secrétaire générale de l’ONU Commerce et Développement, et Macky Sall, ancien président du Sénégal, ont chacun présenté leur vision pour restaurer la confiance en l’ONU et renforcer son rôle dans la promotion de la paix, du développement et des droits de l’Homme.
Michelle Bachelet a plaidé pour un “leadership réaliste, pragmatique et orienté vers des résultats concrets”, soulignant l’importance d’un engagement fort envers les principes de la Charte des Nations Unies. Elle a insisté sur la nécessité d’une concentration accrue sur des résultats durables et vérifiables, ainsi que sur l’efficacité de la gestion et la cohérence au sein de l’organisation.
De son côté, Rafael Mariano Grossi a mis en avant la nécessité pour l’ONU de disposer des moyens nécessaires pour être véritablement présente sur les fronts de la paix, du développement et des droits de l’Homme. Il a appelé à un leadership fondé sur un “pragmatisme éclairé”, combinant principes et solutions pratiques, et a encouragé une approche proactive pour aborder simultanément ces enjeux cruciaux.
Rebeca Grynspan a évoqué sa capacité à diriger l’ONU à travers des “temps tumultueux”, en identifiant trois priorités : la paix, la réforme et la recherche d’un avenir meilleur. Elle a souligné que la paix est menacée par la perte de confiance envers l’organisation et a souligné l’urgence de restaurer cette confiance.
Macky Sall a souligné l’importance de construire des passerelles entre les pays, les cultures et les civilisations. Il a mis l’accent sur la nécessité d’une diplomatie préventive active et d’une coopération multilatérale renforcée. En tant que priorité, il souhaite rétablir la confiance et réduire la fragmentation, tout en redynamisant l’Agenda de développement 2030 et l’action climatique de l’ONU.
Bien que ces dialogues soient un pas vers la modernisation de l’élection du Secrétaire général, l’Assemblée générale des Nations Unies ne pourra élire le nouveau SG qu’après une recommandation des 15 membres du Conseil de sécurité, dont les discussions débuteront fin juillet. Un vote de l’Assemblée générale est prévu pour l’automne, avec une prise de fonction du nouveau Secrétaire général fixée au 1er janvier 2027.
