Le financement envisagé accorderait au gouvernement fédéral une priorité de remboursement sur les actifs de la compagnie aérienne, supérieure à celle des autres créanciers, précisent les médias, citant des personnes proches du dossier.
Selon les mêmes sources, ces discussions s’inscrivent dans le cadre d’efforts de dernière minute visant à éviter une cessation d’activité de la compagnie aérienne.
L’objectif est de fournir à la compagnie les liquidités nécessaires à la mise en œuvre d’un plan de redressement viable. Cette initiative, si elle se concrétise, constituerait l’une des interventions les plus marquantes de l’actuelle administration américaine dans le secteur privé depuis le début du second mandat du président Donald Trump.
Mardi, le locataire de la Maison Blanche a laissé entrevoir une telle option lors d’une interview accordée à CNBC, estimant que « le gouvernement fédéral devrait peut-être venir en aide » à l’entreprise. Il a également ajouté qu’il « aimerait beaucoup que quelqu’un rachète Spirit ».
De son côté, Spirit Airlines a refusé de commenter la possibilité de recevoir une aide fédérale, affirmant dans un communiqué mercredi poursuivre ses activités « normalement ». « Les clients peuvent continuer à réserver, voyager et utiliser leurs billets, leurs crédits et leurs points de fidélité comme d’habitude », a-t-elle ajouté.
Interrogée à ce sujet, la Maison Blanche a attribué en partie les difficultés de la compagnie à la décision de l’administration précédente de bloquer sa fusion avec JetBlue Airways.
« L’administration Trump continue de surveiller la situation et la santé globale du secteur aérien américain, dont dépendent chaque jour des millions d’Américains », a déclaré Kush Desai, un porte-parole de la Maison Blanche.
Les perspectives de Spirit Airlines se sont assombries ces dernières années. La compagnie n’a plus enregistré de bénéfices depuis 2019 et a accumulé des pertes de plusieurs milliards de dollars.
Déjà fragilisée par les conséquences de la pandémie de Covid-19, elle fait face à une concurrence accrue, à la hausse des coûts d’exploitation, ainsi qu’à des problèmes techniques ayant immobilisé une partie de sa flotte.
Sur le plan opérationnel, l’activité de cette entreprise basée en Floride s’est nettement contractée ces deux dernières années. Elle a assuré environ 15.000 vols en mars, contre près de 29.000 deux ans auparavant, selon les données de Cirium, société spécialisée dans les données du transport aérien.
