L’ONU souligne l’urgence de rouvrir le détroit d’Ormuz pour éviter une « crise alimentaire »

La fermeture du détroit d’Ormuz à cause du conflit entre les Etats-Unis et l’Iran menace les cultures dépendantes des engrais acheminés par ce passage maritime, ainsi que les millions de personnes qui en vivent à travers le monde, a averti l’Organisation des Nations Unies (ONU), soulignant l’urgence de rouvrir le détroit pour éviter « une crise humanitaire ».

Alors que la saison des semis a déjà commencé, il est impératif d’agir rapidement, “sinon la crise sera très importante et sévère, en particulier pour les pays les plus pauvres et pour les populations les plus vulnérables”, a déclaré Jorge da Silva, chef du groupe de travail établi par l’ONU pour faciliter le commerce des engrais à travers le détroit d’Ormuz.

Dans une interview au service de presse de l’ONU, M. da Silva a relevé que la perturbation du détroit d’Ormuz “pourrait plonger 45 millions de personnes supplémentaires dans la faim”, notamment dans des pays déjà vulnérables en raison de chocs antérieurs, ou ceux traversant des périodes de crises sécuritaire ou humanitaire.

Le groupe de travail onusien est prêt à mettre en place, en quelques jours, une “plateforme à guichet unique” afin de permettre le passage des engrais et d’autres matières premières à travers ce corridor maritime, par lequel transite un tiers du commerce mondial d’engrais, a-t-il indiqué.

M. da Silva, également directeur exécutif du Bureau de l’ONU pour les services d’appui aux projets (UNOPS), a souligné la nécessité de mettre en place un “mécanisme exceptionnel, limité et circonscrit dans le temps, exclusivement dédié aux engrais et aux matières premières associées”, afin d’agir à temps pour la saison des semis.

Si les États membres s’accordent sur ce mécanisme, “nous aurions besoin, d’un point de vue opérationnel, de sept jours” pour le mettre en place, a-t-il assuré, ajoutant que l’UNOPS, en concertation avec d’autres agences, a déjà identifié les éléments pratiques requis pour cette opération.

Annonçant, fin mars, l’établissement de ce groupe de travail, l’ONU avait précisé qu’il est chargé d’élaborer et de proposer “des mécanismes techniques spécifiquement conçus pour répondre aux besoins humanitaires dans le détroit d’Ormuz”.

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