Le prochain congrès mondial de l’Organisation des cités et gouvernements locaux unis (CGLU), qui se tiendra en juin prochain à Tanger, est perçu comme une étape décisive pour réaliser les objectifs de développement territorial. Cette affirmation a été mise en avant par les participants lors de la réunion du Bureau exécutif de la CGLU, actuellement en cours à Mexico.
Au cours d’une séance consacrée à l’approche territoriale de l’Agenda 2030, les intervenants ont souligné l’importance cruciale de cet événement international. Il sera l’occasion d’orienter la prochaine phase d’action de l’organisation et de définir ses priorités stratégiques. Parmi ces priorités, il est essentiel de placer la dimension territoriale, le financement local et la prise en charge au cœur des préoccupations de la CGLU. L’objectif est également de renforcer la place des collectivités territoriales au sein du système de gouvernance mondiale, leur permettant ainsi d’avoir une voix plus forte dans les décisions qui les concernent.
Fatiha El Moudni, présidente du Conseil municipal de Rabat et trésorière de la CGLU, a mis en avant que le congrès à Tanger représente une occasion cruciale. Elle a appelé à l’élaboration d’une nouvelle charte mondiale dédiée au financement et à l’investissement pour les collectivités territoriales. Elle a souligné que doter les gouvernements locaux de ressources adéquates est une condition essentielle pour assurer un développement dynamique et durable.
Lors de cette rencontre, qui a également vu la participation de l’ambassadeur du Maroc au Mexique, Abdelfattah Lebbar, El Moudni a insisté sur le fait que la réussite de l’Agenda 2030 pour le développement durable doit être mesurée par son impact sur les territoires. Elle a donc affirmé que le Congrès de Tanger est l’occasion idéale pour consolider cette tendance au sein de l’agenda mondial de la gouvernance locale.
Une autre réunion, présidée par El Moudni, a permis aux participants de discuter de l’importance d’intégrer la prise en charge dans le développement local et national, visant à en faire un principe fondateur des services publics locaux. Ce système est perçu comme crucial pour renforcer la cohésion sociale et garantir la justice spatiale. Les participants conviennent que le Congrès mondial à Tanger pourrait établir le système de prise en charge comme une priorité politique pour le prochain mandat de la CGLU.
Enfin, lors d’une intervention par visioconférence, Mohamed Sefiani, président du conseil municipal de Chefchaouen et envoyé spécial de la CGLU auprès de l’ONU pour les systèmes alimentaires, a indiqué que le congrès à Tanger représente une étape essentielle pour développer une vision novatrice sur les questions territoriales. Cela vise à promouvoir le développement et la démocratie locale à l’échelle mondiale, soulignant ainsi l’importance de ce rassemblement pour l’avenir des collectivités territoriales.
