Au Conseil de sécurité, Melania Trump met en avant le rôle de l’éducation dans la promotion de la paix mondiale
Mme Trump, qui vient de marquer l’histoire aux Nations Unies comme la Première Dame des Etats-Unis en exercice à présider une séance du Conseil de sécurité, a notamment plaidé pour l’émergence d’une génération future de leaders qui « embrassent la paix à travers l’éducation ».
Elle a, dans ce cadre, appelé les membres du Conseil à s’engager en faveur de la préservation de l’apprentissage dans les communautés et de la promotion de l’accès à une éducation renforcée pour tous, relevant qu’une paix durable devient envisageable lorsque la connaissance et la compréhension sont « pleinement » valorisées au sein de toutes les sociétés.
« La promotion de l’éducation balise le chemin vers un élément essentiel et puissant: une meilleure compréhension, un raisonnement moral, une tolérance envers autrui et la paix », a fait valoir la Première Dame des Etats-Unis lors de cette réunion consacrée au thème: Enfants, technologie et éducation en situation de conflit.
Mme Trump a, à ce propos, expliqué que les enfants élevés dans une culture fondée sur l’intelligence “développent la confiance en soi, innovent, construisent, rivalisent et entretiennent un système de valeurs profond”, notant que les connaissances qu’ils engrangent tout au long de ce processus favorisent l’empathie envers les autres, transcendant la géographie et les appartenances et font de ces enfants des “personnes attentionnées”.
De l’autre côté, a-t-elle fait observer, les enfants élevés dans une culture fondée sur l’ignorance “sont entourés de désordre et parfois même de conflits”, appelant au passage à favoriser l’émergence d’une “architecture de la compréhension”.
Dans le même ordre d’idées, Mme Trump a tenu à souligner que l’accès à l’éducation demeure un droit de l’Homme fondamental, regrettant que tant d’enfants et de jeunes adultes dans plusieurs parties du monde ne jouissent malheureusement pas de ce droit.
Elle a, par ailleurs, insisté sur l’importance primordiale de capitaliser sur le pouvoir du savoir pour “transformer notre monde, à travers toute notre humanité connectée numériquement”, estimant que la communauté internationale doit faciliter l’accès complet à la technologie afin que chaque individu puisse donner la pleine mesure de son potentiel grâce à l’éducation.
Évoquant l’importance que revêt l’Intelligence artificielle (IA) dans le monde de l’éducation, la Première Dame des Etats-Unis a souligné que cette nouvelle technologie “démocratise le savoir” et crée une nouvelle réalité pour les enfants en rendant accessible l’information.
“L’IA peut nous permettre de comprendre les besoins des autres et ceux de nos enfants”, a-t-elle fait valoir, en soulignant que le chemin vers la paix « dépend de notre responsabilité à donner aux enfants les moyens d’agir grâce à l’éducation et à la technologie ».
Prenant la parole à cette occasion, la cheffe des Affaires politiques de l’ONU, Rosemary DiCarlo, a rendu hommage à la Première Dame des Etats-Unis notamment pour son action visant à sensibiliser le public à la question des enfants victimes de conflits.
Elle a, par ailleurs, fait remarquer que la présente réunion du Conseil de sécurité intervient à un moment d’une pertinence exceptionnelle, d’autant plus que le monde est “confronté au plus grand nombre de conflits armés depuis la Seconde Guerre mondiale”.
“Notre réalité est sans équivoque: lorsque des conflits éclatent, les enfants sont parmi les plus durement touchés. Lorsque ces conflits ne leur ôtent pas la vie et la sécurité physique, ils les privent de leur droit à une éducation de qualité et à un avenir plein d’opportunités”, a estimé la responsable onusienne lors de cette réunion marquée par la participation de l’ambassadeur représentant permanent des Etats-Unis, Mike Waltz.
Elle a, dans ce cadre, indiqué que 234 millions d’enfants vivant dans des situations de crise et de conflit ont actuellement besoin d’un soutien éducatif, alors que 85 millions d’entre eux sont totalement déscolarisés.
Il importe pour toutes les parties concernées de sauvegarder, protéger, respecter et promouvoir le droit à l’éducation, a recommandé Mme DiCarlo, en reconnaissant toutefois l’énormité des défis liés à l’accès à une éducation de qualité dans les situations de conflit.
Et de conclure en insistant sur l’importance de renforcer les cadres juridiques et politiques afin de protéger les droits de l’enfant dans l’espace numérique, conformément au droit international des droits de l’Homme.
