« C’est quelque chose de complètement nouveau, qui rend vraiment l’argument de l’enrichissement moins pertinent, parce que désormais nous parlons de l’absence de stockage », a expliqué sur la chaîne américaine CBS radont le pays joue le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l’Iran.
Le responsable omanais a estimé que l’ensemble des questions relatives à un accord pourraient être réglées « à l’amiable et de manière exhaustive » dans un délai de trois mois. « Si l’objectif ultime est de garantir pour toujours que l’Iran ne puisse pas se doter de la bombe nucléaire, je pense que nous avons résolu ce problème grâce à ces négociations en convenant d’une avancée très importante qui n’avait jamais été réalisée auparavant », a-t-il affirmé, se disant convaincu qu’un accord était « à portée de main » si cette dynamique était consolidée.
Selon M. Albusaidi, l’Iran ne pourra pas stocker d’uranium enrichi et il y aura des vérifications. Il a également ajouté que l’Iran allait faire descendre son stock actuel « au plus bas niveau possible ». Par ailleurs, l’Iran se serait déclaré disposé à accorder aux inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique un « accès complet » à ses sites nucléaires afin de vérifier la mise en œuvre des engagements convenus. « Il n’y aurait aucune accumulation, aucun stockage et une vérification complète », a insisté le chef de la diplomatie omanaise, se disant « tout à fait confiant » qu’en cas d’accord équitable et durable, même des inspecteurs américains pourraient, à terme, bénéficier d’un accès dans le cadre du processus.
Ces nouveaux développements interviennent parallèlement à un renforcement significatif de la présence militaire américaine dans la région et aux menaces de possibles frappes américaines contre l’Iran en l’absence d’un accord significatif sur le dossier nucléaire iranien.
Le président Donald Trump a affirmé, vendredi, qu’il n’était pas « très content » de l’avancée des négociations avec l’Iran. « Je ne suis pas content quant au fait qu’ils (les Iraniens) ne veulent pas nous donner ce que nous devons avoir. Je ne suis pas très content », a déclaré le chef de l’exécutif américain à des journalistes. « Nous verrons ce qu’il va se passer. Nous aurons d’autres discussions aujourd’hui », a ajouté le président américain.
Il a également réaffirmé son souhait de conclure un accord avec Téhéran, soulignant toutefois que l’Iran ne pouvait en aucun cas se doter d’armes nucléaires.
