Le texte a été adopté avec le soutien de l’ensemble des partis représentés, à l’exception du parti Identité souveraine. Au Sénat, l’accord a été approuvé à l’unanimité, tandis qu’à la Chambre des députés il a recueilli 91 voix sur 93.
Dans un communiqué, le ministère uruguayen des Affaires étrangères a qualifié cette journée d’« historique », soulignant qu’elle intervient après plus de 25 ans de négociations entre les deux blocs régionaux.
Le gouvernement uruguayen a ainsi atteint son objectif de faire de ce pays le premier membre du Mercosur à ratifier le traité.
L’accord devra désormais être approuvé par les autres pays du Mercosur, puis suivre un processus de ratification plus long au sein de l’Union européenne, où certaines réserves ont été exprimées.
Le député du Parti national, Juan Martin Rodriguez, a salué la portée symbolique de la décision, affirmant que « le sens des responsabilités et le pragmatisme » avaient prévalu au sein du système politique national.
« L’Uruguay a envoyé un signal fort », a-t-il déclaré, estimant que le pays démontrait ainsi sa volonté politique et sa détermination à approfondir ses relations commerciales avec l’Europe.
Mercredi, la Chambre des députés brésilienne a approuvé l’accord, qui devra désormais être examiné par le Sénat.
En Argentine, le Congrès a entamé ce jeudi l’examen de l’accord en vue de sa ratification.
L’accord Mercosur-UE, considéré comme l’un des plus ambitieux jamais négociés par les deux blocs, vise à créer une vaste zone de libre-échange couvrant près de 800 millions de consommateurs.
Il prévoit notamment la réduction progressive des droits de douane et l’ouverture accrue des marchés des biens et des services.
