Un pétrolier iranien contraint de réparer dans un port saoudien

Un pétrolier iranien faisant route vers le canal de Suez s’est retrouvé contraint de réparer dans le port saoudien de Jeddah après une “panne de moteur” en mer Rouge, a-t-on annoncé jeudi de source officielle.

Pays voisins séparés par le Golfe, la République islamique d’Iran et le royaume d’Arabie saoudite sont engagés dans une guerre d’influence régionale et ont rompu leurs relations diplomatiques il y a plus de trois ans.

La panne a entraîné une "perte de contrôle" du pétrolier iranien, identifié comme le "Happiness I", mais celui-ci "n’a pas perdu de pétrole", et l’incident, survenu "mardi matin", n’a causé "aucun dégât environnemental", écrit jeudi Shana, l’agence de presse du ministère du Pétrole iranien.

"En coordination avec les autorités concernées, le bateau a été conduit jusqu’au port sûr le plus proche, Jeddah, pour réparer et pour que soient prises les mesures nécessaires", ajoute l’agence.

Shana ne précise pas quand exactement le navire a été admis au port de Jeddah (ouest de l’Arabie saoudite) ni s’il s’y trouve encore.

Elle indique néanmoins que ses 26 membres d’équipage (24 Iraniens et deux Bangladeshis) sont sains et saufs.

Plusieurs navires saoudiens ont été impliqués dans l’opération de secours de l’équipage du bateau iranien, a indiqué le ministère des Médias à Ryad.

"Toutes les mesures nécessaires ont été prises pour (…) fournir l’assistance nécessaire" à l’équipage, a indiqué dans un communiqué un porte-parole des gardes frontières saoudiens.

L’Arabie saoudite est un élément clef du dispositif d’alliances des Etats-Unis au Moyen-Orient, où Washington entend mener une campagne de "pression maximale" contre l’Iran, bête noire du président Donald Trump.

Les Etats-Unis ont renforcé leur pression contre la République islamique, en annonçant le 22 avril la fin des dérogations qui permettaient encore à huit pays d’acheter du pétrole iranien sans contrevenir aux sanctions économiques extraterritoriales américaines. Cette mesure est entrée en vigueur jeudi.

En janvier 2018, le "Sanchi", un pétrolier iranien transportant 136.000 tonnes d’hydrocarbures légers avait pris feu après une collision avec un autre vaisseau au large des côtes chinoises.

Les 32 membres d’équipage avaient été tués dans l’accident, qui avait provoqué une grave marée noire.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite