Dans un document publié sur le site du Trésor américain, les Britanniques BP et Shell, l’Italien Eni et l’Espagnol Repsol sont autorisés à travailler dans le secteur du pétrole et du gaz au Venezuela, aux côtés de l’Américain Chevron.
La licence, qui autorise ces cinq groupes à faire des affaires avec l’entreprise nationale PDVSA et les sociétés affiliées, précise que les contrats seront régis par les lois américaines « et que tout litige sera réglé aux États-Unis ».
Une autre licence, publiée en même temps, autorise les nouveaux investissements destinés à explorer de nouveaux champs pétroliers ou développer des activités existantes.
Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, les Etats-Unis veulent relancer l’exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes.
Le secrétaire américain à l’Energie, Chris Wright, était cette semaine au Venezuela où il a promis une « augmentation spectaculaire » de la production de pétrole.
Par ailleurs, le département américain des Finances, qui gère les sanctions économiques, lève par étapes l’embargo mis en place en 2019 par les Etats-Unis sur l’or noir du pays.
Chevron était la seule multinationale du pétrole qui avait pu conserver la licence lui permettant d’opérer au Venezuela après le retour de Donald Trump au pouvoir l’an dernier.
Le Venezuela dispose des plus grandes réserves pétrolières prouvées de la planète avec plus de 303 milliards de barils.

